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30 avril 2013

Le SNUipp-FSU reçu par la DGESCO

A sa demande et pour un échange sur les points d’actualité, le SNUipp- FSU a été reçu lundi 22 avril par Jean-Paul Delahaye, directeur général de la DGESCO, Xavier Turion, son adjoint, Marie-Claire Mzali, chef du bureau des écoles et Arthur Müller.

- Ecole maternelle

- Programmes et évaluations

- Plus de maîtres

Ecole maternelle

Le SNUipp-FSU a souligné l’importance de redonner un souffle à l’école maternelle. Pour cela, les formations initiale et continue constituent des incontournables. Les enseignants ont besoin d’outils. Si des documents existent, quels sont les cadres de formation prévus ? Comment le MEN compte-t-il concrètement mener la réhabilitation nécessaire de l’école maternelle ?

Pour la DGESCO, l’école maternelle est un sujet très important. Les cadres sont mobilisés. Cinq réunions interacadémiques ont été organisées avec une partie “maternelle” assurée par Viviane Bouysse, Agnès Florin et Alain Houchot ainsi qu’un séminaire à l’ESEN pour les IEN ayant une mission maternelle, avec Gentaz, Houdé et Legendre. La préparation de la scolarisation des moins de trois ans était notamment à l’ordre du jour. L’idée est de repenser l’ensemble de l’école maternelle par sa base, la petite section.

Il faut conforter le rôle des IEN maternelle : la rédaction d’une lettre de mission est en cours pour valoriser et rendre lisibles les objectifs assignés à leur mission. Ils doivent être experts et accompagnés par des chercheurs, assurer la formation sur le terrain. Ils pourront intervenir pour des inspections partagées et des évaluations d’écoles, intervenir auprès des collectivités territoriales et réfléchir à d’éventuelles co formations et co interventions avec des éducateurs de jeunes enfants.

Sur la scolarisation en maternelle, un travail de réflexion est engagé depuis janvier avec l’AGEEM, l’ANDEV, des directrices d’écoles d’applications, des enseignantes, des éducatrices de jeunes enfants.

Une commande est prévue pour le nouveau conseil supérieur des programmes : il devra fournir au ministre un texte sur les missions de l’école maternelle qui devrait s’appliquer à la rentrée 2014.

Concernant la formation initiale, la DGESCO rappelle que l’école maternelle est explicitement citée dans le référentiel métier.

Formation continue en maternelle :

La formation continue est pointée par la DGESCO comme une priorité. Elle a demandé aux recteurs et aux DASEN de l’inscrire dans leur PDF pour 2013-2014. La réforme est à accompagner et à piloter notamment sur cette question. Trois modules de formation à distance, “le langage”, “le graphisme” et “l’aménagement de l’espace”, sont en cours de finalisation et seront disponibles fin 2013. Il s’agit d’outils interactifs, de parcours, dans le cadre d’une “formation hybride” qui n’exclut pas des temps de présence. Des fiches téléchargeables à destination des écoles, des IEN et des collectivités permettront d’avoir une connaissance précise des normes de sécurité.

Sur la formation continue en général :

Le SNUipp-FSU a demandé que soit assurée une formation en présentiel en particulier lors de stages massés, indispensable cadre d’échanges à même de prendre connaissance des évolutions de la recherche et de faire évoluer les pratiques, pour l’ensemble de l’école primaire. Les enseignants ont besoin de sortir de leur classe pour cela.

Programmes et évaluations

  En 2015 vont arriver en même temps les nouveaux programmes, le socle et les évaluations. D’ici là, il faudra définir en amont les cycles, dont la durée n’est pas encore arrêtée (2 ou 3 ans). Les seuls éléments déjà fixés sont le cycle 1 (école maternelle) et un cycle à cheval école/collège, qui reste à préciser.

Sur les évaluations, pas de scénario arrêté pour le moment. Pour la DGESCO, le choix “bilan” ou “diagnostique”, la place en début de cycle ou au début de chaque dernière année d’un cycle en vue d’ajuster, bilan en lien avec les paliers du socle, sont à trancher avant de livrer des scénarii. Les organisations syndicales seront alors consultées. Pour la DGESCO, le rôle du ministère est de fournir aux enseignants une banque d’outils.

La DGESCO est d’accord pour partir du principe qu’il n’y aura plus de remontées nationales exhaustives. Si le pilotage relève d’une évaluation sur échantillons, la porte ne doit pas être fermée à des évaluations permettant aux IEN, DASEN et recteurs de pouvoir piloter pédagogiquement un territoire.

Le SNUipp-FSU demande des évaluations diagnostiques, plutôt début CE2 et sixième, ainsi que des outils et formations pour que les enseignants puissent identifier clairement les difficultés et y apporter des remédiations.

La DGESCO travaille à la réalisation d’un livret numérique unique. Programme et socle seront articulés. Des folios pourront être joints notamment concernant les parcours artistiques et culturels. Pour les deux années à venir, en attendant les outils élaborés par le CSP, le LPC ne sera pas abandonné mais encore simplifié. Le conseil des programmes fera aussi des propositions en terme d’évaluations.

Après avoir rappelé les raisons de son opposition au LPC actuel, le SNUipp-FSU demande une même et seule prescription. Le SNUipp-FSU a demandé, dans l’attente des nouveaux programmes, que les documents d’accompagnements de 2002 puissent à nouveau faire référence. Le SNUipp-FSU rappelle sa demande faite au ministère d’un bilan des programmes 2008, avec un temps de consultation des enseignants.

Plus de maîtres

A ce jour, le SNUipp indique que 800 postes ont été crées pour le “plus de maîtres”. Le ministère chiffre à 900.

Pour le SNUipp-FSU, le ministère n’a pas le droit à l’erreur sur cette mesure emblématique. Il insiste sur la nécessaire formation et sur les modalités de suivi du dispositif. De même il pointe des réalités très différentes dans les départements : au niveau du nombre de postes mais aussi sur les critères d’attribution de ces postes, la mise en place d’accompagnement des équipes concernées …

La DGESCO précise que DASEN et IEN ont été réunis aussi sur cette question. Le pilotage est essentiel pour que le dispositif soit efficace. La DGESCO a insisté auprès d’eux sur la présentation, rappelant sa conception du dispositif et que par exemple dans le cadre de l’affectation d’un enseignant supplémentaire dans une école de 6 classes, il s’agit de 7 maîtres pour 6 classes et non de 6+1. Ce sont les IEN et les équipes de circonscriptions qui préparent la mise en place.

Le SNUipp-FSU précise que ce principe n’est pas toujours visible sur le terrain et réitère sa demande que les équipes aient une formation avant la fin de l’année scolaire. La DGESCO vérifiera que cela se fait bien dans les départements.

La DEPP et les IG travaillent à l’évaluation du dispositif. La DGESCO ira sur le terrain. Un module de formation à distance est en cours d’élaboration avec l’Ifé sur les pratiques de classes et les points de vigilance. Un groupe de travail se met en place pour piloter le dispositif.

 

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