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SNUipp-FSU Charente (16)

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3 avril 2013

2013 ou 2014 ? Le SNUIpp-FSU dresse un premier bilan de la réforme des rythmes :

Si tout le monde juge nécessaire une réforme des rythmes, seulement 18,6 % des communes, 22,5% des écoles, et 22,3 % des élèves seront finalement concernés par une modification des rythmes scolaires dès la rentrée 2013 . Notre enquête nationale menée département par département dresse un premier bilan sans appel.

Dans l’académie

Selon le rectorat 51,2% des élèves passeront en 2013 dans l’académie.

Deux-Sèvres : 79,2% des élèves

Vienne : 40% des élèves

Charente-maritime : 38,5% des élèves

Départementalement

La Charente est le département de l’académie avec le plus petit pourcentage d’élèves passant aux nouveaux rythmes en 2013 : 36,8%

Pour les écoles passant en 2013, les Directeurs académiques de l’Education nationale (DASEN) doivent maintenant valider les projets présentés par les collectivités locales ou les conseils d’écoles. Nous demandons que les nouvelles organisations de la semaine (mercredi ou samedi) et de la journée (horaires scolaires, durée de la pause de midi, contenu et organisation des activités périscolaires en fonction de l’âge des enfants, …) soient le fruit d’une réelle concertation avec les enseignants et les parents au sein des conseils d’école. Là, où les projets ne sont pas encore clairement finalisés, la concertation doit se poursuivre. Nous continuons de demander au ministre et ses représentants (DASEN) que, là où il n’y pas accord de la communauté éducative (enseignants, parents), ce doit être le report systématique à 2014.

D’une manière générale, dès maintenant, il faut tirer les conséquences de ce premier bilan afin de préparer sereinement 2014.

La prise en considérations des conditions de travail des enseignants, les questions du financement des activités éducatives, de leur gratuité, du recrutement et de la qualification des animateurs restent entièrement posées.

* Il faut apporter des réponses aux enseignants. Leur avis doit être pris en compte dans les projets qui doivent se discuter. De réelles concertations doivent se mettre en place. Il faut aussi avancer vite sur la nécessaire revalorisation de leurs salaires. Le ministère doit maintenant mettre sur la table des propositions sérieuses concernant la création d’une indemnité s’alignant sur l’ISOE du second degré et des améliorations de leur déroulement de carrière.

* Il faut aussi donner des garanties aux collectivités locales qui ne peuvent, à elles seules, supporter le coût de la réforme sur le long terme. A défaut, les nouveaux temps éducatifs promis aux enfants par le ministre pourraient bien se transformer en garderie et creuser ainsi des inégalités déjà insupportables en matière d’offre éducative.

Nous demandons donc au ministre que le comité de suivi de la réforme qui sera installé début avril et auquel le SNUipp-FSU participera soit force de propositions pour améliorer les insuffisances de la reforme actuelle. Il faut revoir et assurer les financements pour 2014 et au- delà, réécrire totalement le décret sur l’aménagement du temps afin de permettre à des organisations construites localement de voir le jour (deux mercredis sur trois comme à Toulouse ou Poitiers, après-midi très allégés pour libérer une plage horaire robuste pour les activités périscolaires comme le projet de Lille, …) : la rédaction actuelle avec 9 ½ journées est trop contraignante.

Enfin, le suivi de la réforme ne peut se cantonner à des contingences organisationnelles. Il faut engager un travail sérieux et approfondi de suivi des élèves concernés par la réforme dès 2013. Nous demandons la mise en place de recherches indépendantes pour évaluer les effets de la réforme sur le bien-être et les apprentissages des élèves.

CONCLUSIONS DU SNUipp-FSU16

- Ce sont les mairies qui vont proposer au DASEN des emplois du temps prévus parfois sans concertation avec les enseignants, et que nous subirons l’an prochain.

- Peut-être ne pourrons-nous plus préparer notre travail dans notre classe après la sortie des élèves : les locaux scolaires et classes pourront être utilisés par les mairies pour les activités périscolaires, alors que bien des écoles ne disposent pas de réelle salle des maîtres où travailler.

- Nous paierons de notre poche les frais supplémentaires (garde d’enfant, frais de déplacement ...)

- D’autres questions sont liées à la réquisition des salles de classe pour les APS : remise en ordre et rangement pour une ré-utilisation immédiate, utilisation du matériel des élèves ou des enseignants, accès à des données personnelles des élèves par des personnes extérieures à l’EN...

- Nous travaillerons des mercredis après-midi : les heures de formation dues (9h)devront bien être placées quelque-part,

- Nous serons amenés à modifier notre emploi du temps en fonction des activités périscolaires prévues par la municipalité (ferons-nous une séance d’EPS si nous savons qu’un animateur sportif encadre nos élèves après la classe ou durant la pause méridienne ?)

- Risque d’ un retour à un temps d’enseignement basé essentiellement sur les « fondamentaux ».

- Là où elles seront mises en place, les pauses méridiennes à rallonge seront-elles bénéfiques pour les conditions d’apprentissages de nos élèves à leur retour en classe ?

- Les journées des élèves seront parfois à peine raccourcies, mais ils devront tout de même être présents le mercredi matin : quel bénéfice en terme de fatigue et de concentration sur les temps de classe ?

- Impossibilité pour certaines municipalités d’employer des personnels qualifiés. Les temps d’APS seront essentiellement des temps de garderie.

- Perte effective de 2 heures par semaine de temps d’enseignement pour les élèves. Cette réforme est donc en accord avec le ministre Darcos qui l’avait établie en 2008.

- Les temps d’APS seront payants dans certaines communes.

Liste des communes qui passent en 2013 aux nouveaux rythmes

Angoulême

Linars

Asnières-sur-nouère Magnac-sur-Touvre

Aubeterre-sur Dronne Malaville

Balzac

Moulidars

Bonnes

Nanteuil-en-Vallée

Brie

Nersac

Chabanais

Pillac

Champagne-Mouton Puymoyen

Champniers

Ruelle-sur-Touvre

Charmé

Saint-Michel

Courcôme

Saint-Quentin-sur-Charente

Exideuil

Saint-Romain

Gensac-la-Pallue Saint-Séverin

Genté

Saint-Yrieix-sur Charente

Gond-Pontouvre

Segonzac

L’Isle-d’Espagnac

Soyaux

La Couronne

Suris

La Faye (sous réserve) Villefagnan

La Péruse

Vindelle

 

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