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22 février 2013

Les villes à l’heure des décisions

Paris hésite (lancement le 22/02 d’une consultation internet), les deux plus grandes capitales régionales Marseille et Lyon attendront 2014 : la réforme des rythmes scolaires rencontre des résistances, malgré les efforts de Vincent Peillon pour l’appliquer au maximum d’élèves dès la rentrée 2013.

Le sénateur-maire PS de Lyon, Gérard Collomb, a annoncé mardi son intention d’"attendre 2014" pour appliquer les nouveaux rythmes scolaires dans le primaire, un revers pour le ministre de l’Education nationale en tournée dans l’Hexagone pour expliquer cette réforme.

"Près de 60% des villes ne se sont pas prononcées", soulignait-on mardi au ministère.

"Plutôt que de rater la réforme en 2013, on veut la réussir en 2014", a lancé M. Collomb. Ce qui fait débat, ce sont "les modes d’organisation et la difficulté à s’organiser de manière rapide", a-t-il affirmé, en ajoutant que "le problème financier est extrêmement important".

Deux autres grandes villes socialistes, Paris et Lille, doivent encore donner leur réponse.

Dans la capitale, le maire Bertrand Delanoë a redit lundi qu’il mettrait en oeuvre la réforme dès 2013 s’il "sent(ait)" que cela était possible. Mais face à des enseignants et des parents très remontés contre le projet initial proposé, il n’a pas exclu de surseoir à 2014.

Tandis que la mairie de Lille prend "le temps de la réflexion" et communiquera sa décision à la mi-mars.

A gauche, Grenoble, Dijon et Belfort ont déjà choisi la rentrée 2013. Le maire de Belfort Etienne Butzbach trouve d’ailleurs "dommage qu’une ville-centre comme Lyon ne donne pas l’exemple", qualifiant la décision de M. Collomb de "mauvais signal" donné aux autres villes.

D’autres villes aimeraient être prêtes dès 2013 mais aucune décision formelle n’a été prise, comme à Limoges et Clermont-Ferrand.

Des villes poursuivent la concertation, comme Amiens, ou encore Reims qui souhaite "prendre le temps du dialogue".

Mais Auxerre et Chalon-sur-Saône ont déjà décidé que ce serait 2014. Montpellier a évoqué un report en 2014 mais aucune décision définitive n’a été prise.

A droite, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (UMP) attendra aussi 2014, jugeant insuffisante l’aide de l’Etat de 250 millions d’euros pour 2013 et éventuellement 2014. "Et au-delà, vous vous brosserez avec un oursin ?", avait-il ironisé.

La réforme représente, pour les collectivités locales, un coût de près de 600 millions d’euros pour l’ensemble des enfants en année pleine, selon l’Association des maires des grandes villes de France.

Il s’agit de faire face aux frais de cantine, de ramassage scolaire, au recrutement et à la formation des animateurs...

Le maire Christian Estrosi (UMP) de Nice s’était dit "scandalisé" par le manque de concertation et avait déclaré qu’il n’appliquerait la réforme qu’à la rentrée 2014.

Perpignan attendra aussi l’année prochaine et Bordeaux rendra sa décision le 15 mars.

A Mulhouse, le maire (UMP) Jean Rottner, "fervent partisan" de la semaine de 4,5 jours, demande à réfléchir à cause du coût.

Cas particulier, Toulouse, quatrième ville de France dirigée par les socialistes, s’enorgueillit d’être la seule des grandes mairies françaises à avoir refusé d’appliquer la réforme imposée en 2008, sans concertation, par l’ancien gouvernement de droite réduisant la semaine à quatre jours.

Après six mois de discussions, un décret instaure une demi-journée supplémentaire (mercredi ou samedi matin) et des journées de classe plus courtes pour améliorer l’apprentissage.

 

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