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10 février 2013

La "belle histoire des rythmes" racontée aux parents, aux collectivités et ses versions différentes

Les rythmes racontés aux parents

Après le guide sur les rythmes envoyé aux maires, le flyer à imprimer et à distribuer aux parents. Aujourd’hui, ce sont les IEN qui sont réunis au ministère. Quant aux enseignants, leur avis attendra.

Les enseignants des écoles « ne sont pas les petits télégraphistes » du ministère et le SNUipp les invite à refuser de photocopier une fiche destinée à expliquer aux parents la réforme des rythmes. Car en effet « Dans certains départements, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de s’adresser aux parents d’élèves en passant par les enseignants et les directeurs d’école qui doivent imprimer un “flyer” expliquant la réforme des rythmes, document qui doit être glissé dans les cahiers de liaison », a indiqué à l’AFP le secrétaire général du SNUipp. « Si ça continue, quand on modifiera les programmes, ce sont les parents d’élèves qui seront informés avant les enseignants », a-t-il ironisé. Pour les frais d’impression, les directeurs d’école seraient dans l’obligation d’utiliser les crédits alloués par les communes pour les fournitures et matériels pédagogiques ( manuels scolaires, livres, …).

Les collectivités locales apprécieront de se transformer à leur frais en relais de la parole ministérielle.

L’initiative est intervenue à la veille d’une réunion de tous les IEN convoqués rue de Grenelle par le ministère. Des IEN qui sont d’ores et déjà, dans certains départements, invités à relayer le message.

Histoire de "rigoler" téléchargez le : CLIQUEZ ICI Étrange ! Certaines informations sont absentes (moyenne de classe en Finlande ! Pas de gratuité obligatoire ! ...)

Les rythmes racontés aux maires

Le ministère a envoyé le mode d’emploi de sa réforme sur les rythmes aux maires 59 pages qui confirment et développent certains sujets :

* Les dérogations possibles ? Ces dérogations pourront consister dans le choix du samedi matin au lieu du mercredi matin ou dans l’allongement de la journée ou de la demi-journée au-delà des maxima prévus. Cela concerne la matinée de 3h30 max et la journée de 5h30 max. Des organisations plus diverses comme les matinées de 4h avec 2 récréations de 15 min défendues par la chronobiologiste Claire Leconte (sur le site du SNUipp16)verront-elles le jour ? Toujours rien sur le principe de jouer sur des demi-journées en plus ou en moins.

* Y-aura-t-il encore des devoirs à la maison ? Non pour ce qui est des devoirs écrits comme c’est déjà le cas aujourd’hui. Tous les travaux écrits doivent être faits durant les 24 heures d’enseignement hebdomadaires. (...) Interdits depuis 1956, les devoirs écrits existent et ce n’est pas ce décret sur les rythmes qui va fondamentalement modifier la donne. Programme, baisse d’effectifs, formation, pédagogie sont des points notamment qui sont attendus sur ce sujet complexe.

* Un maire (ou un président d’EPCI) peut-il proposer des projets d’organisation du temps scolaire différents d’une école à une autre ? Le texte le permet, mais il convient de s’assurer de la cohérence de l’aménagement du temps scolaire dans les écoles d’un même territoire. (...) ...et l’avis des enseignants dans tout ça ? Toujours rien dans ce texte oblige la consultation du conseil d’école, seul lieu où municipalité, parents et enseignants sont réunis.

* Dispositions de la commune pour le report de la réforme à 2014 ? Il devra tout d’abord saisir le département, compétent en matière d’organisation et de financement du transport scolaire, au plus tard le 9 mars 2013, sur son projet de report de l’application de la réforme. Si le département ne se prononce pas dans un délai de 20 jours à compter de sa saisine, son avis sera réputé favorable. Le maire ou le président de l’EPCI devra ensuite, au plus tard le 31 mars 2013, faire part au DASEN de son souhait de reporter l’application de la réforme à la rentrée 2014 pour l’ensemble des écoles publiques de la commune ou des communes membres de l’EPCI. Ce sont les dernières dates annoncées...mais jusqu’à quand ?.

Un maire ou un président d’EPCI peut-il ne demander le report à la rentrée 2014 que pour certaines écoles publiques de son territoire ? Non. Le maire ou le président de l’EPCI ne peut demander le report de l’application de la réforme que pour l’ensemble des écoles publiques situées sur le territoire de la commune ou de l’EPCI.

Financement des écoles privées ? Les écoles privées sous contrat seront donc concernées par le fond au même titre que les écoles publiques dès lors qu’elles organiseront les enseignements sur neuf demi-journées hebdomadaires à la rentrée scolaire 2013. Des fonds publics alloués pour la scolarisation dans le privé, et cela, sans toujours aucune exigence de périscolaire, une générosité qui a du mal à passer

Périscolaire : La commune peut utiliser les salles de classes dans le cadre des activités périscolaires. Le maire ou le président de la collectivité propriétaire des bâtiments de l’école peut, en effet, organiser dans ces locaux des activités à caractère sportif, culturel ou socioéducatif pendant les heures où ils ne sont pas utilisés pour les activités d’enseignement. Évident dans des locaux adaptés, le partage des locaux entre le travail des enseignants (préparation, correction..) ou les APC et le péri-scolaire va poser plusieurs difficultés dans bien d’endroits. Certaines écoles ne possèdent pas par exemple de préaux.

Florilège des volte-face ministérielles

La réforme des rythmes a souffert d’annonces contradictoires et de multiples zones d’ombre. Elle a davantage semé le trouble que permis de construire de la confiance.

Le 8 juillet dernier, le ministre déclarait « les journées sont trop lourdes ». La journée de classe doit être « plus courte scolairement, ça ne veut pas dire (…) plus courte éducativement. »

Aujourd’hui, un enfant devrait voir le temps scolaire allégé de 45 minutes en moyenne par jour sans pour autant avoir l’assurance de bénéficier d’un temps éducatif en complémentarité. Garderie de la cantine ou maison en cas de pause méridienne allongée, cour de récréation en fin de journée... Ou, au mieux, des petits temps de 30 à 45 minutes inadaptés à l’organisation d’une activité périscolaire robuste.

Dans un entretien accordé au journal Le Monde en octobre, le ministre affirmait « qu’aucun enfant ne soit hors de l’école avant 16h30 ».

Aujourd’hui, un communiqué de l’Association des maires de France précise « que l’heure de sortie de 16h30 n’est pas obligatoire et que l’organisation des activités péri-éducatives reste à la libre appréciation des élus ».

Le 24 janvier, sur France inter, le ministre déclarait que les conseils d’école seraient consultés sur les propositions de modifications d’aménagement des temps scolaires.

Aujourd’hui, le décret sur les rythmes scolaires ne donne pas obligation à la consultation des conseils d’école. Tout juste permet-il qu’ils fassent une proposition d’organisation de la semaine. Mais un maire (ou un président d’EPCI) est aussi force de proposition...sans être obligé de passer par les conseils d’école.

 

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