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10 février 2013

V.Peillon convoque 1400 IEN et 200 Recteurs/DASEN !

Un ministre c’est un peu comme un élève. Tout à coup, il y a un déclic et il monte en puissance sur un sujet ! C’est ce qui semble s’être produit cette fin de semaine pour Vincent Peillon. Celui qui semblait penser qu’une réforme n’a pas besoin de service après vente est en train virer de bord et de chercher de vrais relais de terrain à quelques jours de la mobilisation nationale du 12 février contre sa réforme des rythmes.

La semaine prochaine il a prévu plusieurs journées entières sur le terrain. Jeudi 7, il a fait un grand tour en Corrèze, dans des villages, des écoles et des mairies. Le soir, il a animé une réunion publique à Limoges où le dialogue a eu lieu entre parents, enseignants, animateurs et ministre.

Vendredi matin, c’est reparti sur les chapeaux de roue. A 10 heures le voilà au milieu des 1400 inspecteurs de l’éducation nationale pour leur expliquer qu’ils doivent eux aussi … expliquer, rassurer.

Le ministre leur a rappelé que « le sens d’un texte n’est pas écrit dans les décrets et les lois mais qu’il faut aller le délivrer à ceux qui chaque jour éduquent les enfants du pays ». Un message pour ces cadres intermédiaires du système.

Sous son discours il y avait un maître-mot : « pédagogie ». Dans l’amphithéâtre d’Assas, il s’est même positionné comme un « pédago-en –chef » qui s’adresse aux pédagogues du terrain. «  Nous ne sommes pas des comptables, leur a-t-il lancé. Gouvernance, management, ce n’est pas notre vocabulaire. Mais nous avons nos mots et notre méthode. »

De mémoire ministérielle, une telle réunion serait la première du genre !

D’ailleurs, le ministère a dû réserver le grand amphi de l’université Panthéon Assas et ses 2000 places pour installer correctement inspecteurs, recteurs et directeurs d’administrations.

Devant ce public plein d’interrogations, le ministre a voulu rassurer mais aussi rappeler le rôle essentiel que tous jouent sur le terrain, auprès des enseignants.

« Je veux que vous ayez un rôle particulier dans la grande réforme des rythmes. J’attends que vous alliez dans toutes les communes pour aider les équipes. Vous devez entrer dans une discussion avec de l’écoute, de la sollicitude ; et pas arriver en disant « c’est comme ça » ! Nous devons accompagner les équipes avec toute la souplesse nécessaire ».

« On fera des choses approximatives » mais « on a le temps de s’améliorer »

Même si les municipalités doivent décider de leur passage ou non avant le 31 mars à la journée de 4,5 jours pour la rentrée 2013, le ministre leur a rappelé que les projets éducatifs locaux, eux, n’ont pas besoin d’être bouclés à cette date, mais seulement à l’été.

Il a aussi souligné que la réforme mise en place ne serait sans doute pas parfaite à la rentrée mais que l’année suivante, elle serait mieux. Le tout, à ses yeux étant d’entrer dans le mouvement dès la rentrée prochaine, puis de continuer à avancer. « Je recommande de le faire en 2013 , a-t-il une nouvelle fois répété. Le passage en 2014 doit n’être que dérogatoire ».

Pour les plus dubitatifs aussi, Vincent Peillon a tenu à dire une nouvelle fois que son soucis, outre l’approche pédagogique du sujet était « l’enfant ». «  Je ne suis pas un ministre politique a-t-il osé face à ces 1400 inspecteurs. Je suis un ministre de la République qui aime l’école. La réforme des rythmes est faite dans l’intérêt de l’enfant, dans l’intérêt de l’élève. Ce n’est pas être partisan que de vouloir revenir à 4,5 jours. Et même demain à 38 semaines. C’est le consensus à droite comme à gauche et nous le ferons ». Et à ceux qui pourfendent les inégalités d’offre périscolaire, d’une ville à l’autre, il a rappelé que «  cette réforme des rythmes ne va pas créer d’inégalité. Elle vise même à les gommer. A terme. Car tout ne sera pas fait d’un seul coup  ».

« J’attends que vous alliez à la rencontre de toutes les collectivités locales et des conseils d’école […] pour les aider à construire ces projets, pour les aider à appliquer cette réforme. Partout on vous attend », lance-t-il aux IEN en leur demandant que les maires soient « accompagnés avec toute la souplesse nécessaire » et « de l’écoute ».

Le ministre leur demande également d’accompagner les enseignants : « Dans l’affectation des moyens, vous devez à chaque fois faire primer nos objectifs, la réussite de tous les élèves ». Le ministre indique au sujet des fermetures de classe qu’ « il y en aura encore » : « il y aura des fermetures parce qu’ il y a des endroits où il y a plus d’élèves » et d’autres « où il y en a moins ». « Mais chaque fois nous devons être capables de le justifier d’un point de vue pédagogique », recommande Vincent Peillon.

« Nous ne sommes pas des épiciers, nous ne sommes pas des comptables, nous sommes des pédagogues et nous avons à faire en sorte que la pédagogie, l’élève, soit au cœur de l’Éducation nationale », insiste le ministre. «  J’ai eu le sentiment que progressivement on allait vers de la gouvernance, du management, […] un certain nombre de mots qui ne ressemblent pas à ce que nous sommes. Nous avons notre propre vocabulaire, nous avons nos propres méthodes, nous avons notre propre compagnonnage et vous êtes pour tous les professeurs des compagnons […]. Je veux que dans l’Éducation nationale pour cette refondation, nous retrouvions […] le compagnonnage  ».

 

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