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17 janvier 2013

« Plus de maîtres, que de classes » où les affecter ?

Ce que dit la circulaire du ministère :

"Les écoles prioritairement concernées par l’attribution de ce moyen supplémentaire sont celles de l’éducation prioritaire, mais aussi des écoles repérées localement comme relevant de besoins similaires. Certaines de ces écoles disposent déjà de personnels surnuméraires : elles peuvent néanmoins bénéficier de l’affectation d’un maître supplémentaire, ou faire évoluer les missions de leurs personnels surnuméraires de manière à ce qu’elles correspondent à ce dispositif nouveau."

Où dans le département ?

Il ne doit pas y avoir de concurrence possible entre le Plus De Maîtres Que De Classe et la volonté d’abaisser les effectifs des classes. Cette revendication doit rester présente, tout en permettant le développement du PDMQDC.

Ce dispositif ne peut également venir en concurrence ou en palliatif du manque de moyens RASED. Les objectifs de départ en formation doivent être poursuivis.

Ce dispositif ne peut pas non plus être donné en fonction du projet préalable fait par les équipes. L’administration doit d’abord attribuer le moyen en fonction de critères et ensuite l’équipe fera un projet pour changer les pratiques. Conditionner l’attribution du moyen au projet redonne la main aux IEN qui le valident et ne permet pas de redonner la confiance nécessaire aux équipes pour qu’elles se réemparent de leur liberté pédagogique.

Dans un premier temps, un ciblage sur les écoles qui concentrent le plus de difficultés est à l’ordre du jour de la politique annoncée. On est là dans une logique de réduction des effets des inégalités. Les ZEP mais aussi le rural, souvent très démunis, pourraient être priorisés.

Quels critères pour déterminer les écoles bénéficiaires ?

  Nombre d’élèves en difficulté ?

  Données socio-économiques ?

  Sur la base de projets ?

  En fonction de la taille de l’école ? Du nombre de classes ?

  L’isolement sur le territoire ?

  Maternelle ou élémentaire ?

  Faut-il déterminer un seuil de nombre de classes par affectation de maître supplémentaire

  Peut-on imaginer qu’il puisse être parfois affectés sur un réseau d ’école, notamment en milieu rural ?

Le fait de positionner ces postes sur les zones d’éducation prioritaire alimente le risque de les transformer en spécialistes de la difficulté scolaire, alors qu’il s’agit bien de transformer l’école et les méthodes d’apprentissage. Et cela est valable partout.

Regrouper des postes dans certains endroits peut permettre une dynamique entre eux, des projets... mais aussi éloigner du cœur de l’école. Cela risque aussi d’exclure les secteurs ruraux et de centrer sur les ZEP urbaines. Le maître de plus dans une école isolée peut aussi apporter une dynamique.

Pour évaluer la pertinence de ce dispositif, il faudra aussi créer des situations variées qui permettent des comparaisons. En ZEP, hors ZEP, en milieu rural, avec des variations de tailles d’école ...et bien sûr identifier des groupes témoins.

Où dans l’école ?

La circulaire précise que ce dispositif peut concerner l’ensemble de l’école primaire. Pourtant le ministère semble prioriser le CP-CE1.

Quelles recherches avons-nous qui concluraient que ce sont durant ces deux années que les inégalités s’accentuent le plus ?

Le paquet est mis en maternelle sur le langage puis durant ces 2 années sur la lecture. On trouve des indications qui montrent que les aspects techniques sont relativement bien enseignés et maîtrisés. Pour certains la dégradation se situerait au cycle 3 en particulier sur les questions fines de compréhension et d’usages. Selon la dernière enquête PIRLS les compétences de nos élèves sont surtout déficitaires en lecture compréhension et l’on sait que celles-ci sont davantage travaillées en cycle 3. Cela en fait-il une priorité d’affectation ?

En même temps nous savons que la question du langage oral est très discriminante et nécessite de pouvoir travailler dès l’école maternelle en interaction individuelle et en petit groupe. Le maître de plus peut y contribuer.

Pour nous, il appartient aux équipes de choisir les niveaux et modalités d’intervention de ces maîtres.

 

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