www.snuipp.fr

SNUipp-FSU Charente (16)

Vous êtes actuellement : Dossiers  / Rythmes scolaires 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum 0 réaction
26 novembre 2012

Quel impact pour la vie quotidienne des enfants ?

Du côté des élèves, une réforme mal ficelée et peu financée pourrait même aggraver ces inégalités. Quelques situations concrètes :

Pablo, 7 ans, vit dans une commune de la Nièvre avec peu de moyens.

Lors de la pause méridienne de 11h30 à 13h 30, les rotations à la cantine sont obligatoires car le réfectoire ne peut pas contenir tous les enfants en même temps. Le reste du temps, les enfants sont dans la cour bétonnée et surveillés par du personnel municipal (un agent en CDI et une en CAE pour l’année). En finissant la classe à 15h45, sera-t-il à nouveau surveillé par le personnel municipal dans la cour avec tous ses camarades de l’école ? A 16h30, comme avant, il ira à la garderie dans la petite salle à côté du préau. Au final, pas d’activités culturelles ou sportives pour lui. Il attendra avec beaucoup d’impatience que ses parents viennent le chercher.


Malou, 3 ans est scolarisée en maternelle dans une ville moyenne du Loiret.

La commune n’a pas les moyens de mettre en place les activités culturelles et sportives annoncées. A 15h45, après s’être réveillée de la sieste, Malou restera-t-elle avec tous ses camarades de l’école dans la garderie ou dans la salle de motricité de l’école en attendant « l’heure des mamans » jusqu’à 16h30 ? Finalement, sa journée à l’école serait la même qu’avant la réforme, le mercredi matin en plus.


Cléo, 10 ans, vit dans une commune du Sud-ouest où un Projet Educatif Local est mis en place depuis plusieurs années par la collectivité.

Lors de la pause méridienne, la cantine est organisée en self pour améliorer la fluidité des passages. Pendant ce temps, les enfants ont des activités de découverte proposées par la mairie et encadrées par des animateurs ou éducateurs qualifiés. Les autres ont des espaces pour jouer ou se reposer. Si elle finissait la classe à 15h45 (au lieu de 16h30), enchaînerait-elle immédiatement selon les jours, soit par un temps d’aide de 45 minutes pris en charge par l’enseignant toujours dans la classe , soit par des activités culturelles, sportives ou artistiques de 45 minutes avec des animateurs ou éducateurs payés par la municipalité ? Mais, dans ce cas, avec les déplacements de tous les élèves de l’école vers les différents lieux (salle de l’école ou du centre de loisir proche de l’école par exemple), l’activité durerait à peine 30 minutes. Ce serait bien court ! Heureusement, tous les jours, comme avant, à 16h30, ses parents ou grands-parents viendraient la chercher. Elle continuerait à aller deux fois par semaine au basket après l’école et à prendre des cours de piano le mercredi après-midi.


Paula, 8 ans est scolarisée à Paris.

A 15h45, à la fin de l’école, filera-t-elle aux activités culturelles, artistiques et sportives ? Cette semaine, travaillera-t-elle avec une plasticienne renommée sur un projet d’une grande fresque, ira-t-elle visiter des musées d’art contemporain ? Voilà un projet passionnant. Elle en redemandera !

 

2 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp-FSU Charente- Maison des Syndicats -10, rue Chicoutimi -16000 Angoulême

- Tél : 05 45 95 48 09
- tél. portable : 06 74 13 47 44
- fax : 05 45 93 26 18
- Mail : snu16@snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU Charente (16), tous droits réservés.