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17 octobre 2012

REFONDATION DE L’ECOLE

SOMMAIRE :

Maternelle

École élémentaire

Socle

Organisation des cycles

Programmes et gouvernance

Sectorisation scolaire

Éducation prioritaire

Formation

Recherche

Rythmes

Direction et fonctionnement d’école

Maternelle

- Dans la loi : le ministre compte redéfinir des missions de l’école maternelle, afin qu’elle retrouve sa spécificité et ne soit pas comprise juste comme une préparation au CP. Cela fera l’objet d’une modification du code de l’éducation. Nouveauté : les trois ou quatre années d’école maternelle feraient partie du cycle 1, afin d’éviter toute dérive de primarisation. Pour favoriser l’approche particulière de la pédagogie à l’école maternelle et à l’accueil des jeunes enfants, des discussions s’ouvriront rapidement avant janvier 2013, sur les maquettes des futurs masters des Espe, afin de remettre en place rapidement une formation spécifique aux problématiques de la maternelle. Sur ces aspects, les propositions du SNUipp-FSU ont été entendues.

Dans les textes réglementaires : des critères seront définis pour la scolarisation des moins de trois ans. Une circulaire est programmée en janvier 2013 avec discussions.

Avis du SNUipp-FSU : le SNUipp-FSU a exigé une amélioration significative des conditions d’accueil et de scolarisation à la maternelle, et notamment pour les plus petits : taux d’encadrement, effectifs, collaboration avec les personnels petite enfance, matériel et locaux adaptés, lien aux familles...


École élémentaire

Dans la loi : les engagements du ministre recouvrent la redéfinition des missions, comprenant la place de l’éducation artistique et musicale, l’enseignement d’une langue vivante étrangère dès le CP et l’éducation à la morale laïque. En corollaire, cela renvoie au travail du futur conseil national des programmes.

Dans les textes réglementaires : le dispositif “Plus de maîtres que de classes" donnera lieu à une circulaire en janvier 2013 avec discussion et application pour la rentrée de septembre avec des premières dotations. En janvier 2013 un groupe de travail identifiera l’utilisation optimale de ces moyens nouveaux, une circulaire en informera les académies pour la rentrée 2013 : les équipes de circonscription doivent pouvoir, dès le printemps, anticiper l’accompagnement des équipes concernées.

Avis du SNUipp-FSU : le SNUipp-FSU souhaite bien préparer le rendez-vous du "plus de maîtres que de classes" et demande que soit précisée, en termes de programmation, la montée en puissance du dispositif pour les années à venir. Il ne s’agit pas notamment de recommencer la confusion des genres entre aides spécialisées et aides ordinaires. Les difficultés lourdes ne peuvent être que du ressort des RASED, sur lesquels le rapport de la concertation est manifestement silencieux et dont il faut rappeler l’importance. Le SNUipp-FSU rappelle que le dispositif "plus de maîtres" ne doit pas être pensé comme un dispositif de soutien mais comme un dispositif permettant de travailler autrement. Enfin, le SNUipp-FSU demande que, dans le cadre de la réécriture des programmes, soient repensées les "éducations à" pour qu’elles trouvent leur place sans alourdir les emplois du temps. La question de l’enseignement et non d’une initiation d’une LVE dès le CP n’avait pas fait l’objet de demandes lors de la concertation ; le SNUipp-FSU souhaite un bilan préalable de la généralisation en CE1. Il rappelle le manque de formation des enseignants et exprime sa crainte, à vouloir aller trop vite, de charger encore la barque des enseignants. Le ministre reconnaît que la décision concernant la langue vivante en CP a été prise au plus haut niveau en raison de la nécessité de voir la France progresser dans ce domaine où elle est particulièrement faible. Il s’engage pour une redéfinition des missions des Rased, en lien avec le nouveau dispositif qui ne saurait s’y substituer. La programmation des moyens demandée lui paraît cependant de nature à entraver toute souplesse dans la mise en œuvre, et peu apte à permettre évolutions et adaptations.


Socle

Dans la loi : il sera précisé que la Nation doit définir ce qu’elle doit à chaque enfant. Un article présentera un nouveau socle appelé “socle commun de connaissances, de compétences et de culture”. Pour le ministre, ce nouveau socle doit être modifié dans sa compréhension idéologique puisqu’il s’agit de permettre à chaque jeune de se développer et de pouvoir continuer des études, le socle doit être un tremplin et ne peut être conçu comme une fin en soi.

Dans les textes réglementaires : il s’agira de définir les contenus d’enseignement. Ce serait le travail du nouveau conseil supérieur des programmes.

Avis du SNUipp-FSU : cette nouvelle définition des savoirs indispensables doit viser à la réussite de tous les élèves et permettre la poursuite des études pour tous. Le SNUipp-FSU reste opposé au socle commune de connaissances et de compétences qui génère une césure entre la scolarité obligatoire pour tous et les “études supérieures” (lycée et post-bac), qui serait réservées à une élite. Le SNUipp-FSU porte sa conception de la culture commune. Par ailleurs, maintenir simultanément socle et programmes ne peut aboutir à avoir une double prescription qui crée des incohérences.


Organisation des cycles

Dans les textes réglementaires : le ministre propose d’organiser la scolarité en cycles de trois années. Après le cycle de l’école maternelle (3 ou 4 ans), il pourrait exister un cycle CP/CE1/CE2, puis un cycle CM1/CM2/6ème. L’idée d’un cycle à cheval entre école, et collège ne renvoie ni à la mise en œuvre de la bivalence au collège, ni à une "secondarisation" du premier degré, mais, dit-il, à une volonté de mieux organiser les liens entre les niveaux. Un conseil pédagogique commun institutionnel, école-collège, pourrait favoriser les articulations.

Avis du SNUipp-FSU : si les articulations entre niveaux, et notamment entre l’école et le collège, doivent être améliorées, la formule pourrait vite ressembler à une coquille vide ou, a contrario, à une usine à gaz qui créerait plus de problèmes qu’elle n’en résoudrait. Les réalités géographiques notamment rendent la mise en œuvre peu réaliste. Plutôt que d’inscrire dans la loi une décision bien éloignée des réalités, il semble préférable de travailler aux continuités en favorisant le travail en commun des équipes, en œuvrant à la mise en place de formations communes pour que les enseignants connaissent les caractéristiques des autres niveaux d’enseignement que le leur, à une plus grande cohérence des programmes. La mise en place d’un conseil pédagogique commun interroge sur sa mise en œuvre concrète : sur quels temps, avec quels moyens, ne serait-ce que pour les frais de déplacement occasionnés ? Avec quel pilotage, par qui ? Avec ces propositions ministérielles, c’est toute la problématique des temps de concertation qui est posée.


Programmes et gouvernance

Dans la loi : un conseil supérieur des programmes devrait voir le jour. Cette instance consultative d’une trentaine de membres aura notamment pour mission de nommer des groupes d’experts charger d’élaborer des contenus d’enseignement, de mettre en cohérence programmes et socle...

Avis du SNUipp-FSU : la création de cette instance doit permettre de construire des consensus démocratiques autour de la définition de ce que l’école doit enseigner. Il a demandé que des enseignants soient présents. De plus, il a rappelé que le travail de cette commission devra donner lieu à consultation de tous les enseignants des écoles comme lors de l’élaboration des programmes de 2002. Le Conseil supérieur des l’Éducation où sont représentés les syndicats devra ensuite être systématiquement consulté.

Dans la loi : l’évaluation de l’école pourrait se faire désormais par une instance indépendante. Son objet serait de nourrir le débat public, donner des indications aux enseignants, et de contribuer à expertiser les évaluations externes comme Pisa ou Pirls. La création de cette instance suppose la suppression du Haut Conseil à l’évaluation.

Avis du SNUipp-FSU : il faudra préciser la composition de cette instance et ses modalités d’évaluation. Il est important de retrouver une évaluation du système totalement indépendante du pouvoir politique. A l’image du travail réalisé par le Haut conseil à l’évaluation de l’école (Hcéé), cette instance devra initier un débat éducatif de qualité, toujours avec le souci de faire progresser l’école.


Sectorisation scolaire

L’assouplissement de la sectorisation scolaire a été vivement critiqué notamment pour les écoles en difficulté. Des discussions vont être ouvertes dans le cadre d’un agenda social.


Éducation prioritaire

Dans les textes réglementaires : de nouveaux textes réglementaires devraient voir le jour. Une refondation de l’Éducation prioritaire est annoncée afin de clarifier les dispositifs et leurs sigles (Eclair, RAR, RRS) qui se sont accumulés. Le ministre souhaite engager une phase de discussion. Il a d’abord émis l’idée d’abandonner les labels et de redéfinir les aides à apporter sur les établissements en fonction de leurs spécificités territoriales, scolaires et sociales. Le ministre annonce aussi des moyens supplémentaires sur ces zones difficiles et de nouveaux dispositifs d’accompagnement : dotations pluriannuelles à partir de critères à définir, volonté de stabiliser les équipes avec amélioration des conditions de travail, décharges horaires. Cette modification n’est pas d’ordre législatif mais relève de la négociation avec les organisations représentatives.

Avis du SNUipp-FSU : il faut un label national qui inclut des territoires urbains et ruraux. A l’intérieur de ce label, par contre, les moyens peuvent être donnés en proportion des difficultés ce qui permettrait plus de souplesse tout en évitant les effets de seuils. Les critères pourraient prendre en compte les difficultés sociales mais aussi le niveau de difficultés dans des apprentissages prédictifs de réussite (catégorisations, numération, résolution de problème, lecture, langage oral).

Il y a besoin d’un cadre national fort de la politique d’éducation prioritaire et ensuite un maillon local important avec de la formation, de l’accompagnement par des métiers intermédiaires (coordonnateurs, formateurs) et plus de maîtres que de classes. Il convient aussi de porter une attention particulière au primaire. Les écarts du nombre d’élèves entre RAR et hors RAR sont faibles (2,3 élèves contre 4,5 pour le collège) alors que c’est sur ces territoires qu’il faut concentrer les efforts.


Formation

Le modèle retenu est celui d’une formation intégrée.

Écoles Supérieures de Professorat et d’Éducation (ESPE)

Dans la loi : les enseignants seront formés dès la rentrée 2013 dans les ESPE, écoles supérieures de professorat et d’éducation, qui auront des missions de formation initiale et de formation continue pour les enseignants du premier et du second degré. Elles pourront plus tard être élargies à l’ensemble des métiers de l’éducation. Les Espe doivent assurer un continuum entre formation initiale et formation continue tout au long de la carrière, et assurer entre les deux la formation à l’emploi. Elles délivreront des masters professionnels aux enseignants qui sortiront formés. Sans être ni des UFR ni des IUT, les Espe seront des instituts avec une autonomie relative, un budget et une gouvernance qui leur seront propre. Pour éviter de mettre toutes les universités en concurrence, contrairement à ce qui s’est passé lors de la dernière réforme, le modèle retenu pour la création des Espe est celui d’une procédure d’accréditation par les deux ministères sur la base d’un cahier des charges très strict. Il y aura une Espe par académie, sauf en Ile-de-France où la situation est particulière. Cette structure devra travailler en coopération, par conventionnement, avec les différentes universités de l’académie, et avoir une attention particulière aux antennes départementales. Elle aura le rôle de maître d’ouvrage sur un site.

Dans les textes réglementaires : la reconnaissance des formateurs de terrain, leur place au sein des Espe.

Concours

Dans la loi : admissibilité et admission sont fixées à la fin du M1. Les lauréats deviennent élèves professeurs en M2 et sont rémunérés.

Dans les textes réglementaires : il faudra que les concours intègrent une part de professionnalisation.

Master

Dans les textes réglementaires : un cahier des charges national, le maintien d’un référentiel de compétence métier qui doit être achevé à la mi novembre, les conventions avec les rectorats, l’organisation des stages

Avis du SNUipp-FSU : après la réforme calamiteuse de la « mastérisation », la remise en place d’une véritable formation est nécessaire. Il retrouve des propositions qu’il a porté pendant la concertation, notamment sur le modèle de formation intégrée, l’importance des formateurs de terrain et de l’intervention des PE dans la formation (avec les possibilités d’évolutions de carrière qui en découlent), ou le concours. Le SNUipp-FSU a demandé à éclaircir de nombreux points. Ce sera l’objet de discussions à venir.

Recherche

Dans la loi : la formation est adossée à la recherche

Dans les textes réglementaires : les recherches en éducation seront développées, un budget sera dégagé pour valider des recherches en didactique et pédagogie


Rythmes

Propositions du Ministre

Le ministre a confirmé la volonté présidentielle du passage de la semaine à 4,5 journées de classe. Ce 16 octobre, il a soumis aux organisations syndicales une série de premières propositions. Le nombre de semaines resterait à 36 semaines. Le zonage des vacances de printemps et d’hiver subsisterait. Aucun zonage ne serait proposé pour les grandes vacances.

La journée scolaire serait de 5 heures, de 3 heures pour la demi journée supplémentaire. En conséquence, un allègement des programmes est prévu pour la rentrée 2013. Une négociation devrait avoir lieu sur ce sujet à partir de janvier prochain.

L’aide personnalisée serait supprimée et remplacée par une aide aux devoirs ou travail personnel pris en charge par l’enseignant après 15h30.

Un premier scénario soumis à discussion

Actuellement, le volume d’enseignement devant élève est de 24 heures hebdomadaires, s’y ajoutent 3 heures réparties en 108 heures annuelles (60 heures d’aide personnalisée +18 heures de formation pédagogique + 6 heures de participation au conseil d’école + 24 heures de concertation et de relation aux familles).

A partir de la rentrée, le volume d’enseignement devant élèves pourrait passer à 23 heures hebdomadaires + 2 heures (½ heure par jour) pour un temps d’aide aux devoirs ou d’accompagnement ; 2 heures seraient à redéfinir pour la formation pédagogique, les conseils d’école, la concertation et les relations aux familles.

Dans ce cadre, les élèves pourraient finir l’école à 15 h30. Les élèves bénéficieraient alors d’aide aux devoirs prises en charge par les enseignants et d’activités culturelles et sportives assurées par les collectivités locales. Le volume horaire et la répartition des élèves entre ces deux activités restent à discuter avec les syndicats et les collectivités locales. Au vu du scénario ministériel, les enseignants assurant ½ heure par jour d’aide aux devoirs finiraient leur service à 16 heures.

Comme exigé par le SNUipp-FSU, le ministre a annoncé qu’au vu du coût (garde d’enfant, frais de déplacement) que représente le mercredi matin supplémentaire, des éléments de compensation financière seront à discuter dans les négociations.

De lourdes questions à négocier … Des exigences fortes pour le SNUipp-FSU

Quelle est la visée pédagogique de ce temps d’aide aux devoirs ? Comment cela se traduit en maternelle ? Ce temps doit-il être de 2 heures hebdomadaires ? Se fera t-il en petit groupe ou en groupe classe ? Pour le SNUipp-FSU, ces questions sont très importantes. Les choix opérés auront des incidences sur l’organisation du travail pédagogique, les rythmes et la réussite des élèves, la charge de travail des enseignants...

Si ce temps d’aide aux devoirs se fait avec toute la classe, cela reviendrait à enseigner 25 heures par semaine. Que ce soit pour les élèves pour qui la réforme est mise en oeuvre ou pour les enseignants qui la subiront, le quotidien ne sera pas amélioré.

* Le niveau d’implication des collectivités locales sera déterminant. Elles auront à prendre en charge un nouveau temps ce qui génère un coût supplémentaire et des contraintes nouvelles (locaux, animateurs). Pour le SNUipp-FSU, cela ne doit pas entraîner de nouvelles inégalités dans l’offre éducative proposée aux élèves. L’Etat doit s’engager en mettant en place un système de péréquation pour les communes les moins riches.

* Le temps de service des enseignants va être redéfini en 3 temps (23 heures enseignement devant élèves + 2 heures aide aux devoirs + ?? heures pour les missions de formation pédagogiques, conseil d’école et concertation ). Pour le SNUipp-FSU, la négociation doit être l’occasion d’alléger le temps de service des enseignants.

* Quand seront placées les animations pédagogiques ? Pour le SNUipp-FSU, il faut « sanctuariser » le mercredi après-midi. Le ministre annonce une compensation financière. Pour le SNUipp-FSU, c’est indispensable. Cela doit se traduire par une revalorisation significative.

La nouvelle organisation de la journée doit concilier l’intérêt des élèves comme celui des enseignants. Il s’agit de mettre en place un rythme de travail plus apaisé et plus serein. Au delà de l’organisation du temps, cela passe par de nombreux paramètres.

* Dans la classe : baisse des effectifs, programmes adaptées, nouvelles évaluations, plus de maîtres que de classes.

* Dans le quotidien professionnel : relation de confiance avec l’institution, fin des injonctions contradictoires et des demandes de paperasses inutiles et chronophages, prise en compte du besoin de temps pour la concertation et la relation aux familles et aux partenaires...

La méthode : le SNUipp-FSU consulte les enseignants

A partir de la semaine prochaine, le ministre compte engager des négociations en bilatérale sur les premières propositions faites lors de la discussion de ce jour et leur traduction pour l’emploi du temps des élèves et les obligations de service des enseignants, avec les organisations syndicales du 1er degré. A la suite de cette négociation, le ministre compte rendre un arbitrage pour fin novembre afin que les collectivités locales puissent s’organiser pour la rentrée 2013.

L’avenir des conditions de vie personnelle et professionnelle des enseignants ne doit pas se décider en une semaine. Il ne se jouera pas sans eux. Leur avis doit donc être entendu.

Depuis un mois, le SNUipp-FSU a lancé un grand questionnaire pour qu’ils puissent s’exprimer. Qui peut croire que l’on fera avancer l’école sans s’appuyer sur l’expertise professionnelle de ceux qui la font vivre au quotidien ? Le SNUipp-FSU a rappelé sa détermination à informer et consulter les enseignants sur des orientations qui les concernent directement. Le ministre a entendu la demande du SNUipp-FSU. De fait, le SNUipp-FSU mettra sur la table de la négociation début novembre les résultats du questionnaire soumis aux enseignants. Aucun arbitrage définitif ne doit être rendu d’ici là. La prise en compte de leur avis est une des conditions de la réussite de cette révision des rythmes éducatifs. Le SNUipp-FSU s’en fera le porte-parole fidèle et exigeant. Il sera intransigeant sur cette étape incontournable.


Direction et fonctionnement d’école

Ce point abordé par le SNUipp-FSU lors des groupes de travail cet été n’a fait l’objet d’aucune annonce de la part du Ministre. Nous l’interpellerons à nouveau sur cette question qui demande des discussions approfondies urgentes.

 

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