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10 septembre 2012

Refonder l’école : la réussite pour tous

Malgré d’incontestables progrès et de belles réussites, l’école française bute aujourd’hui sur un noyau dur d’élèves en grande difficulté, malgré l’engagement professionnel des enseignants. Quels leviers pour ’’changer la donne’’ ?

Priorité au primaire : tenir l’engagement

La priorité au primaire est au cœur de la concertation. La France est un des pays qui investit le moins dans son école maternelle et élémentaire. Comparé à nos plus proches voisins, le taux d’encadrement fait pâle figure : 5 enseignants pour 100 élèves contre 7 en Italie, 8 en Suède, près de 9 en Norvège. Pire, ces dernières années, le primaire a été victime de coupes claires budgétaires. Les fermetures de classes, les suppressions de RASED, de remplaçants, d’enseignants aux multiples fonctions, le manque de places à l’école maternelle n’ont pas été de nature à aider les enseignants à bien faire leur métier ! En France, chacun sait que l’échec scolaire est très lié à l’origine sociale, qu’il est en germe et prend forme dès les premières années.

Déterminés à changer la donne

priorité au primaire ! Voilà un engagement à tenir pour permettre à l’école de s’attaquer à l’échec scolaire et répondre aux nouvelles demandes. Les prochains budgets devront acter une programmation de créations significatives de postes pour commencer à combler notre retard en matière de taux d’encadrement. Avec ces nouveaux moyens, c’est aussi la possibilité de nouveaux fonctionnements avec notamment « plus de maîtres que de classes ».

Programmes, évaluations : aux services des apprentissages

Programmes de 2008 d’un côté, socle de l’autre, livrets scolaires, LPC, évaluations CE1 et CM2, contrats d’objectifs… Une certaine cacophonie institutionnelle empoisonne l’école primaire. Le métier ne se réduit pas à appliquer une somme de recettes toutes faites pour faire bouger des indicateurs dans de tableaux bord.

Déterminés à changer la donne

contenus d’enseignement, socle de la loi Fillon, tout est à revoir. La loi devra affirmer que tous les élèves doivent sortir du système en maîtrisant des savoirs et des compétences qui soient communes à TOUS et qui font réellement sens, culture et société. Il faudra abandonner le LPC, véritable usine à « cases ». Les programmes du primaire sont à repenser tout comme les dispositifs d’évaluation qui doivent être clarifiés, simplifiés et rendus lisibles pour une meilleure réussite des élèves.

Débattons ensemble

des contenus d’enseignement ambitieux et adaptés, d’une évaluation clarifiée au service de la réussite des élèves...

Redonner des couleurs à la maternelle

Ces dernières années, l’école maternelle a été particulièrement déboussolée. Délicat d’enseigner le langage avec des petits quand les effectifs frisent ou dépassent les 30 élèves. Pas facile d’avoir le temps de mettre en œuvre des pédagogies progressives et adaptées à l’âge des élèves quand les enseignants se débrouillent trop souvent seuls et sans formation. Pourtant, c’est à la maternelle que se jouent les premières réussites, les premières préventions face aux difficultés. C’est là que se nouent le rapport à l’école, le lien aux familles, le langage, l’appétit d’apprendre... Son rôle ne se cantonne pas à la seule préparation du CP. Tout montre que les élèves les plus fragiles pâtissent d’apprentissages prématurés et d’évaluations formatées et prédictives des destins scolaires.

Déterminés à changer la donne

redéfinir les objectifs assignés à la maternelle, une école exigeante et bienveillante qui aide progressivement tous les enfants à devenir élève. Une école de la mise en confiance qui participe au développement sensoriel, moteur, intellectuel et langagier de tous. Vraiment tous ! La loi doit inscrire la place de la Grande Section comme dernière année de maternelle, comme le droit à la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, notamment dans les zones prioritaires.

Débattons ensemble

des conditions indispensables à la scolarisation des tout- petits, des effectifs, des locaux, de la formation spécifique à la maternelle, du lien avec les parents, des collaborations notamment avec les professionnels de la petite enfance...

Cycles, aides aux élèves : à repenser

Tous les enfants n’apprennent pas au même rythme. Ce constat a conduit en 1989 à la création des cycles. Faute d’accompagnement, ils ont cependant eu du mal à exister. Avec moins de temps et plus d’élèves, il a été toujours plus difficile de différencier tout en faisant avancer toute la classe. L’aide personnalisée a même renforcé le fait que l’aide différenciée était repoussée en dehors de la classe et ce alors que l’aide spécialisée des RASED était sacrifiée. Tout cela doit être revu : pour aider les élèves à réussir, il faut aider les enseignants à bien travailler.

Déterminés à changer la donne

différencier, aider les élèves, donner le temps de la découverte, de la manipulation et de l’apprentissage nécessite des transformations. Le fonctionnement actuel de l’école n’offre pas de possibilités de faire travailler et apprendre les élèves autrement. Le fil est tendu à l’extrême. Les élèves comme les enseignants ont besoin de souplesse et de temps.

Débattons ensemble

des conditions pour une mise en œuvre réelle des cycles, du redoublement, de la manière d’aider les élèves sur le temps de classe, de l’avenir de l’aide personnalisée, de la place de RASED renforcés...

 

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