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10 septembre 2012

Refonder l’école : un système éducatif plus juste et plus efficace

Changer la donne et réduire les inégalités scolaires comme territoriales devra passer par une véritable relance des politiques d’éducation prioritaire. Il faudra aussi corriger les différences de moyens attribués aux écoles par des municipalités aux ressources inégales.

L’éducation prioritaire : une vraie priorité !

Les élèves des zones d’éducation prioritaire ont en moyenne des résultats inférieurs à ceux des autres territoires. Les écarts tendent même à s’accroître. Par exemple, le pourcentage d’élèves en difficulté de lecture, à l’entrée en 6e, en éducation prioritaire est passé de 20,9 % en 1997 à 31,3 % en 2007. C’est l’une des difficultés bien réelles de notre école. Faut-il pour autant signer l’arrêt de mort des politiques d’éducation prioritaire ? Non bien au contraire ! Si elles n’avaient pas existé, les inégalités scolaires seraient sans doute encore plus fortes car les conditions de vie sociale et économique se sont lourdement dégradées. En fait, les ZEP, créées en 1981, n’ont jamais bénéficié d’une véritable priorité, notamment pour le primaire. La scolarisation des moins de trois ans est réduite à la portion congrue, parfois scandaleusement insignifiante ( 0,8 % en Seine St-Denis). Même en terme d’effectifs, être en éducation prioritaire, ne donne pas un avantage déterminant. 22,2 élèves par classe en ECLAIR contre 23,8 hors ZEP. Il est beaucoup plus significatif dans le second degré où l’écart est de plus 4 élèves par classe ( 20,4 en ECLAIR contre 24,7 hors ZEP). ECLAIR, RAR, RRS, REP, ZEP, les sigles se sont accumulés tout comme les dispositifs (accompagnement éducatif, PPRE, CUCS…). Sur le terrain, sans formation, avec toujours moins de moyens, les équipes enseignantes ont été malmenées.

Déterminés à changer la donne

l’éducation prioritaire doit totalement se renouveler. Sur ces territoires qui concentrent les difficultés se joue une grande partie des progrès de l’école. Le SNUipp pense que la loi doit affirmer le principe de compensation en faveur de l’éducation prioritaire pour lutter contre les inégalités. Ce serait une nouveauté qui engagerait l’État à programmer des réels efforts : réduction significative des effectifs, mise en œuvre du « plus de maîtres que de classes », scolarisation des moins de trois ans dans des conditions nouvelles et adaptées, formation et accompagnement des équipes, …

Débattons ensemble

d’une nouvelle cartographie de l’éducation prioritaire, du nombre d’élèves par classe, des nouveaux métiers aux côtés des élèves et des enseignants pour les accompagner professionnellement dans leur travail et leurs projets, des priorités pour une formation renouvelée et adaptée à la nature des difficultés des élèves (langage, compréhension et rapport à l’écrit, catégorisation, résolution de problèmes)...

Les inégalités entre les écoles : à réduire

En matière de moyens, les écoles sont loin d’être logées à la même enseigne écornant le mythe de l’école républicaine égalitaire. L’enquête rendue publique par le SNUipp en octobre 2011 réactualisant celle de 2002 a enfoncé le clou : le montant des commandes passées par les enseignants varie de 15 à 150 euros par élève et par an, ce qui correspond à un écart de 1 à 10 ! Les disparités ont la dent dure et tendent à s’accroître au fur et à mesure que l’on confie à l’école des nouvelles missions : enseignement des langues vivantes, histoire des arts, développement durable, projets classes transplantées, informatique avec l’obtention du B2i... Au delà des obligations de construction ou d’entretien des bâtiments et d’équipement des classes (mobilier, chauffage, éclairage...) définies clairement par la loi, tout ce qui touche au fonctionnement et l’activité pédagogique dépend du bon vouloir ou des ressources financières des municipalités : des photocopies à l’équipement et à la maintenance informatique en passant par les manuels scolaires et l’abonnement internet.

Déterminés à changer la donne

les disparités de moyens entre les écoles deviennent un véritable facteur d’inégalités dans l’offre scolaire et éducative. Si l’Etat ne peut pas tout, il ne peut pas non plus se désintéresser de ces questions. Et si on commençait par établir un cahier des charges national définissant l’équipement minimal dont devrait disposer chaque école comme le suggère le SNUIpp ? Tout comme pour venir en aide aux communes moins bien dotées financièrement, il faudrait envisager un fond de péréquation abondé par l’État.

Débattons ensemble

du contenu concret de ce cahier des charges national pour que toutes les écoles garantissent à tous les élèves un équipement minimal de qualité, des exigences propres à l’école maternelle puis à l’élémentaire, de la nécessité de la péréquation pour les communes déshéritées...

 

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