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4 janvier 2010

Aide personnalisée

Compte-rendu du groupe de travail « aide personnalisée » du 08/12/2009

Mardi 8 décembre 2009 s’est tenue au ministère la deuxième réunion du groupe de travail sur l’aide personnalisée, avec la DGESCO ( M. Macron), le bureau des Ecoles et la Direction Générale des Ressources Humaines.

Suite aux demandes du SNUipp, l’IGEN était représentée par Philippe Claus, (Doyen des IG, rapporteur de la « Troisième note de synthèse sur la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire »).

Organisations syndicales présentes : SNUipp, SGEN, SE, SIEN-UNSA et FO.

Le ministère a communiqué les chiffres d’un bilan quantitatif, établi sur la base des remontées par les IEN et les IA. Des informations qualitatives s’appuyant sur quelques documents (une quinzaine), émanent de sources aussi diverses qu’inspection académique, circonscriptions, voire écoles ou enseignants.

Le bilan quantitatif concerne l’organisation du dispositif en 2008/2009 et en 2009/2010. Il fait apparaître :

· le nombre d’élèves pris en charge.

· le moment de la journée choisi pour les séances.

· la répartition des séances (2X30mn, 3X40mn...). · la période de démarrage de l’aide.

· la participation des enseignants de maternelle.

· l’organisation de la semaine scolaire (4 jours ou 9 demi-journées).

Le ministère précise que les situations sont extrêmement variées, car elles résultent à la fois de contraintes locales et de choix des équipes. Toutefois, le taux de prise en charge varie peu (25%) sauf en PS où il est très inférieur (5%). En éducation prioritaire l’écart n’est pas considérable (les taux sont d’environ 30%), les enseignants faisant sans doute le choix de ne prendre que les élèves qui en ont le plus besoin. Généralement, les élèves de C3 bénéficient d’une durée plus longue sur l’année.

Le bilan qualitatif porte sur :

· les actions, majoritairement en français.

· la typologie des objectifs.

· la typologie des démarches.

· les effets positifs.

· les difficultés rencontrées.

· les acteurs clé.

· la demande de formation.

Malgré des consignes de souplesse aux IA concernant l’organisation choisie par les équipes, le ministère reconnaît que certains font « preuve de procédures de cadrage pouvant apparaître comme de la sur-réglementation ».

Pour les IG, P. Claus présente quelques remarques complétant le rapport de synthèse. Il précise que le suivi des IG a repris en début d’année et ne montre pas de grand changement par rapport aux constats de l’an passé. Sont pris en compte les paroles de enseignants, des parents et des élèves (C3). Pour les IG, la question du temps de concertation est posée lorsque les enseignants ne suivent pas leurs propres élèves. Le contenu de l’aide repose quasi exclusivement sur le français (le langage en maternelle), sauf en cycle 3 (40% en math). Il constate peu d’initiatives pour mesurer les effets de l’AP, relevant seulement quelques tentatives du type reprise des évaluations CM2. Il note que 50% des élèves ont été concernés l’année entière et qu’il ne s’agit donc plus de difficultés passagères. Selon lui, les enseignants ont effectué en moyenne 50 h devant élèves, parfois plus de 60 h. La question de la formation des enseignants se pose, mais demande à être communiquée. Pour les IG, la formation doit viser l’aide d’une manière large, et non limitée à l’aide personnalisée.

Enfin, au vu de la multiplicité des dispositifs, en particulier en éducation prioritaire, (accompagnement éducatif, coups de pouce,...) l’aide personnalisée doit d’être mise en synergie avec les autres, et non en concurrence, pour être efficace.

Le SNUipp, s’appuyant sur son propre suivi, et compte tenu des premières remontées de l’enquête n°3, rappelle que les enseignants ont besoin de temps d’organisation. Il interroge le ministère sur la formation des enseignants. Celle-ci passe essentiellement par les circonscriptions : formation des équipes, temps de mutualisation, mise à disposition d’outils issus de la recherche ou du terrain,... pourraient être envisagés.

Si les enseignants ont fait preuve d’une grande inventivité, les travaux de chercheurs sont également nécessaires. Le SNUipp fait part d’une étude en cours (Jean Jacques Guillarme, université René Descartes, Paris 5) sur les liens entre AP et aide spécialisée : les premiers résultats semblent indiquer que l’AP ne répond pas de façon probante aux objectifs qui lui étaient fixés. Rappelant les propos du ministère lors de la première réunion du groupe, le SNUipp a renouvelé sa demande d’un travail de recherche approfondie sur le dispositif et ses effets afin de connaître son efficacité.

Vous trouverez ci-joint les documents du ministère.

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