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4 octobre 2019

Pour de meilleures conditions de travail

Les organisations syndicales, FSU, UNSA-Education, FERC-CGT et SUD-Education ont adressé, le 8 octobre dernier, un courrier au Ministre de l’Education nationale à ce jour sans réponse. Elles lui demandaient des actes suite au malaise, à l’émotion et à la colère exprimés par les personnels après le geste dramatique de Christine Renon.

Cela ne peut plus durer ! Il est urgent de satisfaire les revendications ! Le ministre doit protéger le personnel de l’éducation nationale et les élèves.

RDV ce mercredi 6 novembre 2019

à 14h30

devant la DSDEN de Charente ( Cité administrative, Angoulême)

Tract intersyndical :

opendocument text - 132.7 ko
communiqué intersynd action 6 nov 19

Christine était directrice d’une école maternelle à Pantin.

Depuis lundi, la profession en général, ni même les collègues du département concerné n’ont reçu un mot concernant le décès de notre collègue. Il aura fallu attendre 4 jours et l’intervention du SNUipp National pour que le ministre se déplace et daigne envoyer un message sur les réseaux sociaux.

Dans ce contexte, nous sommes heurtés par la disproportion entre de la précipitation de l’envoi d’une circulaire concernant l’hommage à rendre à l’ancien président Jacques Chirac et l’absence de toute communication concernant notre collègue. Le Ministre doit prendre la mesure de l’émotion et la colère des personnels et apporter des réponses sans tarder.

Déclaration intersyndicale faite en Groupe de Travail du CHSCT du 03.10.19 :

PDF - 37.8 ko
Agir pour le bien-être au travail

En PJ, un modèle d’affichette à apposer sur chaque école

jeudi 3 octobre :

PDF - 48.5 ko
Modèle Affiche Hommage

Un mail à envoyer à la DSDEN, avec copie à snu16@snuipp.fr :

opendocument text - 15.2 ko
Modèle Mot Dasen

Interview de Frédéric Grimaud sur la souffrance des professeurs des écoles :

VIDEO ICI

Une BD retraçant son geste :

Cas d’école, l’histoire de Christine

« Je ne pensais pas que ce travail que j’ai tant aimé pourrait m’amener à cela » (extrait d’une des lettres que Christine Renon a laissées derrière elle)

Comme toute la profession, toute l’équipe du SNUipp-FSU 16 a été très affectée par l’annonce du suicide de Christine Renon sur son lieu de travail. Cette collègue directrice d’une école dans le 93 a adressé un courrier expliquant son geste à ses collègues, ses proches et au SNUipp-FSU de son département.

Nos premières pensées vont évidemment à ses proches, à ses collègues, ainsi qu’à nos camarades du SNUipp-FSU 93. Nous partageons leur peine.

Mais nous partageons aussi leur colère, qui est aussi celle des milliers d’enseignant.es qui s’exprime en ce moment même sur les réseaux sociaux et en salle des maîtres.ses. Car au-delà des circonstances particulières, individuelles, intimes qui sont bien sûr propres à chaque tragédie et qu’il convient de respecter, les lettres envoyées par notre collègue avant de se donner la mort font écho au quotidien de chacun d’entre nous, directeur ou PE et doivent nous interroger.

Surcharge de travail, perte de sens du métier, injonctions permanentes, parfois contradictoires, revirements du discours institutionnel ou le noir devient blanc le lendemain au gré des changements d’orientations politiques, sans oublier les fins de mois difficiles !

Combien sont-ils.elles ces enseignant.es, ces directeur.trices à souffrir en silence, à porter sur leurs épaules le fardeau des échecs de notre système scolaire, en première ligne face à la misère de certaines familles, face à la frustration engendrée par un service public trop souvent déficient, ou encore face à l’égoïsme social et au consumérisme scolaire grandissant ?

Le plus insupportable est le décalage entre la réalité du terrain et la communication médiatique de l’institution : lorsque des régressions majeures sont transformées dans la bouche de nos supérieurs en mots creux et lénifiants. Lorsque, essayant de témoigner, d’attirer l’attention sur des situations difficiles, personnelles ou professionnelles nous n’avons droit qu’au silence, au mépris, dans le meilleur des cas à une compassion sincère mais sans effets car sans moyens concrets pour remédier à la situation.

Ce suicide intervient après une vague d’autres suicides d’enseignant.es, mais aussi d’autres qui n’ont pas été portés à la connaissance du public. Le CHSCT enquête depuis plusieurs mois sur cette vague mortifère. Il y a bien sûr les facteurs individuels, relevant de l’histoire intime de chacun. Mais les conditions de travail ne sont jamais bien loin.

Sinistre statistique : le taux de suicide dans l’éducation nationale est 2,9 fois plus élevé que celui de la moyenne des salariés. Nous disons que cela suffit !

Nous ne devons plus payer dans nos vies le prix des échecs et des dysfonctionnements de l’institution ! Il est temps que ceux qui organisent ou couvrent la casse de notre service public soient mis en face de leurs responsabilités !

Nous ne devons plus culpabiliser pour des échecs qui ne sont pas les nôtres.

Il s’agit de reprendre la main sur notre métier, notre temps de travail reconstruire de la solidarité entre collègues, des collectifs de travail, lutter pied à pied contre les tracasseries et les injonctions qui n’ont pas de sens et nous concentrer sur le cœur de notre métier !

Arrêtons de baisser la tête !

(merci à nos collègues de l’Oise pour ce magnifique appel)

 

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