www.snuipp.fr

SNUipp-FSU Charente (16)

Vous êtes actuellement : Lettre d’info Snuipp 16 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum 0 réaction
8 juin 2017

Rencontres avec le ministre

Conseil Supérieur de l’Education du 08.06.17

Communiqué de presse du SNUipp-FSU

Lors du CSE du 8 juin, le SNUipp-FSU vote pour la mise en place d’un nouveau décret offrant la possibilité d’une semaine de 4 jours partout où les dysfonctionnements rendent insatisfaisants l’actuel système. Il rappelle surtout que la réussite de tous élèves est essentiellement liée à d’autres facteurs : baisse des effectifs, formation, amélioration des conditions de travail des enseignants notamment. Il s’opposera à toutes mesures de régression pour l’école.

Le communiqué de presse :

"Le SNUipp-FSU a été très critique sur la réforme des rythmes de 2013 qui, partant le plus souvent des contraintes des collectivités territoriales et oubliant parents et enseignants, n’a pas atteint son objectif d’améliorer les apprentissages des élèves.

Une réelle prise en compte des rythmes de l’enfant, la nécessité d’un service public d’activités péri-éducatives de qualité et équitable sur tout le territoire sont pourtant des sujets importants pour la réussite de tous nos élèves. C’est pourquoi le SNUipp a constamment porté la nécessité d’une remise à plat du décret « Peillon » parce qu’il imposait de manière uniforme la semaine de 4,5 jours à toutes les écoles et parce qu’il donnait trop de poids aux collectivités locales.

Le nouveau décret permet, « sous conditions », des évolutions souhaitées par les enseignants. Il ouvre la porte aux 4 jours sans pour autant refermer celle des 4,5 jours qui doivent perdurer partout où les conseils d’école le demandent.

Le SNUipp-FSU n’est pas dupe d’un décret pressé par le calendrier électoral. Il se préoccupe de cette précipitation qui impose aux écoles, aux familles et aux collectivités locales des modifications importantes de la semaine scolaire à trois mois de la rentrée scolaire. Ce décret orchestre également un désengagement de l’État dans le domaine du périscolaire sans se préoccuper de la situation de l’emploi de milliers de personnels territoriaux.

La consultation nationale sur la réforme des rythmes menée par le SNUipp a recueilli en quelques jours près de 30 000 réponses. Dans un contexte de conditions de travail difficiles, les enseignants des écoles rappellent leurs exigences. S’ils veulent majoritairement avoir la possibilité de pouvoir travailler sur 4 jours, ils savent aussi que l’essentiel est ailleurs. Ils demandent en tout premier lieu une baisse des effectifs par classe, particulièrement élevés dans notre pays. Ils demandent la reconnaissance de tous leurs temps de travail et revendiquent la possibilité de pouvoir travailler en équipe. Ils réclament enfin d’être formés et d’être aidés pour réussir l’inclusion de tous leurs élèves.

Le SNUipp-FSU votera pour ce projet de décret lors du CSE aujourd’hui. Un vote qui prend acte de la volonté majoritaire de la profession de pouvoir bénéficier d’organisations de la semaine sur 4 jours ou 4 jours et demi, mais qui ne constitue nullement un blanc-seing à la politique éducative du gouvernement.

Chaque fois que cela sera nécessaire le SNUipp-FSU s’opposera à des mesures de régression pour l’école. C’est la raison pour laquelle il continue de s’opposer à la suppression des « Plus de maîtres que de classes » par le ministère sans aucune concertation et sans aucune évaluation du dispositif. Il demande au contraire la généralisation d’un dispositif dont les premiers retours sur le terrain montrent la pertinence dans la lutte contre les inégalités."

Paris, le 8 juin 2017

Le 31 mai, le nouveau ministre de l’Éducation nationale recevait le SNUipp-FSU. L’occasion d’évoquer avec lui les dossiers d’actualité pour l’école et les enseignants.

Premières annonces ministérielles, investissement dans le 1er degré, rythmes, conditions d’exercice du métier : les sujets de discussion ne manquaient pas pour la première rencontre entre le SNUipp-FSU et Jean-Michel Blanquer, nouveau locataire de la rue de Grenelle. Une prise de contact que le syndicat a mis à profit pour présenter son projet pour l’école s’inscrivant dans la lutte contre les inégalités et pour la réussite de tous les élèves. Le SNUipp a aussi rappelé le sous-investissement structurel de notre pays dans son système éducatif, tout particulièrement dans le 1er degré. Il a aussi pointé que dans les pays d’un niveau économique identique au notre et dont le système scolaire est bien plus égalitaire, trois leviers sont principalement activés : une meilleure reconnaissance salariale et professionnelle, une formation initiale et continue de qualité, ainsi que des effectifs de classes sensiblement inférieurs aux nôtres. Sur la question des moyens, tout en reconnaissant qu’« il n’y en a pas trop pour le 1er degré », le ministre considère qu’on peut en gagner par une meilleure gestion et « un rééquilibrage vers le 1er degré. » Les dossiers d’actualité

S’il prône une « continuité infléchie » dans la politique éducative, rappelant ses réserves sur les programmes en vigueur le ministre dit vouloir des « évolutions pédagogiques grâce à une série de facteurs le permettant. » Des infléchissements confirmés par ses annonces répétées de changement. Le SNUipp a également abordé les sujets d’actualité comme le dédoublement des CP, les rythmes et les devoirs, obtenant des réponses peu claires et contradictoires.

CP dédoublés

Concernant les CP dédoublés, le ministre dit ne pas souhaiter engager une « guerre des dispositifs » entre le PDMQDC et les CP dédoublés. Pour lui, « ceux-ci pourront cohabiter » mais les Plus de maitres seront exclusivement ciblés sur les CP et CE1. Le SNUipp a exprimé de vives inquiétudes sur cet affichage de cohabitation, contredit par les premières remontées de terrain faisant clairement état de suppressions de postes de maîtres supplémentaires pour dédoubler les CP. Et de fait, le ministre confirme que les recteurs et les DASEN ont instruction d’agir sur les postes de PDMQDC mais aussi sur les “réserves” pour couvrir l’objectif de 2200 CP dédoublés. Il rajoute que des CP seront également dédoublés en REP et qu’à la rentrée 2018, le dispositif sera élargi aux CE1. Il confirme par ailleurs l’attribution d’une prime de 3000 euros pour les enseignants en REP+.

Rythmes

Le ministre a dit avoir pris note des problèmes posés par la nouvelle organisation ainsi que de l’épuisement des acteurs. S’il pense que les municipalités n’auront pas le temps nécessaire pour appliquer le nouveau décret dès septembre 2017, il considère que c’est à la rentrée 2018 que les changements seront réels. Selon lui, l’objectif du décret n’est pas de revenir à la semaine de quatre jours mais de poser un cadre permettant les quatre jours ou les quatre jours de demi et où l’Etat, en la personne des DASEN, reste maître du jeu. Aux questionnements du syndicat sur le risque d’une multiplication d’organisations différentes sur le territoire, d’une possible désorganisation du service pouvant en résulter et donc de la nécessité de définir une cohérence d’organisation pour un territoire donné, il a répondu que c’était le rôle des Dasen que d’y veiller. Sur la question de la durée de la journée de travail des élèves (6 heures + APC + soutien scolaire) il dit réfléchir à une organisation annuelle avec une réduction des vacances. Aux interrogations sur l’avenir du périscolaire et des salariés recrutés par les mairies dans un contexte de désengagement financier de l’État, ses réponses ont été des plus évasives.

Obligations de service

Le SNUipp a demandé au ministre d’ouvrir des discussions sur la question du temps de travail des enseignants, rappelant sa revendication de réduction du temps de travail sans réduction du temps d’enseignement des élèves. Il a aussi posé la nécessité de redéfinir les obligations de service pour permettre de développer le travail en équipe. Il a enfin rappelé son action de réappropriation du temps des APC qui n’ont pas fait la preuve de leur pertinence pédagogique. Le ministre n’a pas montré un grand intérêt à la question du temps de travail des enseignants des écoles, mais il a compris que pour le SNUipp, le dossier reste sur la table.

Pétition : Pour la pérennisation du dispositif PDMQC

Le SNUipp-FSU invite les enseignant-e-s des écoles à signer la pétition pour la pérennisation du « Plus de maîtres que de classes. »

SIGNER LA PETITION ICI

Communiqué de presse du SNUipp-FSU

LE TEMPS DE L’ ECOLE N’ EST PAS CELUI DU POLITIQUE

Emmanuel Macron a été élu président de la République française. Dans le contexte d’une abstention forte, un nombre important des suffrages qui se sont portés sur son nom, ont exprimé avant tout leur rejet du front national auquel avait appelé le SNUipp-FSU. Bien que son élection ne souffre d’aucune contestation, Il ne s’agit donc pas d’un chèque en blanc donné au nouveau président de la République. Celui-ci porte dans son programme des mesures pour la Fonction Publique et pour l’Ecole avec lesquelles le SNUipp exprime d’ores et déjà son profond désaccord.

Le SNUipp-FSU s’opposera à la suppression de 120000 postes de fonctionnaires tant les services publics, déjà dégradés par le manque d’emplois, sont indispensables au maintien de la cohésion sociale. Tout comme il condamne la volonté de gouverner par ordonnances au mépris de la démocratie.

Concernant l’éducation, deux mesures devraient être rapidement prises dans le 1er degré : l’instauration de CP à 12 élèves par classe et une carte blanche aux collectivités territoriales sur la question des rythmes scolaires.

La baisse des effectifs par classe est la priorité tant ceux-ci sont particulièrement élevés en France comparativement à la plupart des pays équivalents. Mais il ne faudrait pas que des effectifs abaissés ici entrainent mécaniquement des hausses partout ailleurs. Abaisser dès la prochaine rentrée les effectifs des classes de CP en REP+ ne manque donc pas de nous interroger. L’urgence aujourd’hui est de combler le sous-investissement budgétaire structurel très important qui frappe l’école primaire dans notre pays pour lui permettre enfin de réduire les inégalités.

M. Macron prévoit de redéployer les postes de maîtres supplémentaires pour dédoubler les CP. Supprimer un dispositif prometteur qui d’après la recherche commence à faire ses preuves au service des élèves de l’éducation prioritaire serait une grave erreur Cette manière de réformer, en supprimant d’emblée un dispositif plébiscité par les enseignants et sans évaluation sérieuse, n’est plus possible et serait un très mauvais signal envoyé à la profession.

La réforme des rythmes scolaires a désorganisé le fonctionnement des écoles. Celle-ci a été avant tout une réforme des temps périscolaires. Elle s’est faite sans les enseignant-e-s et a renforcé le pouvoir des municipalités. Elle a déstabilisé le travail des équipes enseignantes et dégradé leurs conditions de travail. Laisser aujourd’hui chaque municipalité choisir de poursuivre ou non dans cette voie n’est pas acceptable. Le SNUipp-FSU demande sa remise à plat et le retour à un cadrage national.

Dans cette période qui s’ouvre, le SNUipp-FSU continuera d’exiger l’amélioration des conditions de travail, la reconnaissance du travail invisible et la nécessaire évolution des obligations de service avec comme première étape la suppression des APC, l’inclusion avec tous les moyens pour la réussir et enfin l’urgente nécessité de donner le pouvoir d’agir aux enseignants et aux équipes. Autant de fortes préoccupations pour lesquelles nos collègues attendent des réponses.

Le SNUipp-FSU attend que le nouveau Président prenne la mesure des exigences de la profession. En ce lendemain d’élections présidentielles, le SNUipp-FSU appelle au dialogue social indispensable à toute évolution du système éducatif, car le temps de l’école n’est pas celui du politique.

Paris, le 8 mai 2017

Le SNUipp prend part au débat de la campagne électorale législative et impose le thème de l’Education avec l’édition de son livre blanc.

PDF - 1.3 Mo
Livre blanc SNUipp élections législatives

 

7 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp-FSU Charente- Maison des Syndicats -10, rue Chicoutimi -16000 Angoulême

- Tél : 05 45 95 48 09
- tél. portable : 06 74 13 47 44
- fax : 05 45 93 26 18
- Mail : snu16@snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU Charente (16), tous droits réservés.