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6 octobre 2015

Stage 01.12.15 Reprendre en main notre métier

Le droit de ne pas lire (mais ça serait dommage !), le droit de sauter des lignes, les droit de revenir en arrière, les droit de commenter... (d’après Comme un roman, de Daniel Pennac)

Prise de notes des interventions du stage départemental du mardi 1er décembre SNUipp16 Angoulême

Reprendre en main notre métier

1) Intervention de Frédéric GRIMAUD Professeur des écoles en ULIS à Martigues (13) Chercheur à l’Université d’Aix-Marseille

2) Intervention de Michelle OLIVIER Secrétaire nationale du SNUIpp Responsable des secteurs « Droits et libertés » et « International »

Le travail hors la classe des enseignants du primaire : organiser la dispute pour comprendre le travail.

Ce que l’on fait en dehors de l’école. On a tenté de comprendre le travail invisible La porte d’entrée : le travail hors la classe (qualifier et quantifier le travail invisible) Difficile à définir, à circonscrire : il s’agit d’analyser le poids de l’organisation du travail sur l’exercice du métier et d’élaborer des ressources pour le reprendre en main. Une enquête exploratoire :

Combien ?

42h18 selon une enquête du MEN / 42h53 pour le snuipp : reconnaître les mille et une facettes du travail des PE.

Quoi ?

Très peu de recherches parlent du travail hors la classe. Les tâches sont plus diverses que prévu : beaucoup de collègues ont du mal à dire qu’ils travaillent lorsqu’ils réalisent certaines tâches.

Quand ?

On observe des tendances qui ne sont pas investies de la même manière : préparation de séquences, régulations, corrections : Vacances, avant ou après la classe… Les tâches administratives sont réparties de manière plus équitable. Il faut s’accorder sur le terme « travailler » : il faut trouver une définition relativement commune = Activité contrainte et cadrée dans laquelle le travailleur fait des choix pour réaliser des tâches. Il y a des codes, y compris en dehors de la classe. Le travail réel se distingue du travail observé. On ne voit pas toutes les dimensions du travail d’un enseignant lorsqu’on l’observe dans sa classe. Ex : pourquoi fait-il cela à ce moment-là ?

On a un réel besoin de reconnaissance : comprendre ce que l’on fait, comprendre nos choix.

Cadre théorique du chantier travail :

Il faut des outils méthodologiques pour observer et comprendre le travail enseignant et voir ce qui ne se voit pas. Objectif : transformer pour comprendre, comprendre pour transformer. Il y a « ce que l’on me demande » : auto prescription et / ou ce qui vient de « plus haut ». Il y a ce que ça coûte / ce que cela demande : réalité du terrain. Cela engendre des compromis opératoires puis des actions plus ou moins efficaces.

Cadre méthodologique :

Instruction au sosie : jeu de rôles. « Demain je te remplace dans ta classe. Tu vas m’instruire, me dire comment tu fais. Et moi je vais te poser des questions pour comprendre. » C’est essayer de décrire la manière dont on s’organise le plus finement possible.

Filmer le collègue in situ (2 collègues filmés / 1 chercheur qui filme) Puis auto-confrontation simple : l’enseignant observé fait des pauses quand il le souhaite pour discuter avec le chercheur. Puis auto-confrontation croisée : à 3, on regarde le film d’un collègue puis de l’autre et on en discute. Un dispositif « poupée russe » : on filme une collègue avant le début de la classe dès son arrivée à l’école, puis l’autre, auto-confrontation, auto-confrontation croisée puis retour au collectif élargi.

Extrait « photocopieur le lundi matin » : instruction au sosie (copies, surveillance de la cour, accueil)

En classe et hors la classe, je bricole, je bidouille. Quels bricolages possibles ? Nous sommes des artisans de notre métier. C’est vivant ! De nombreuses questions interrogent : Qu’apprend-on de l’histoire collective de notre métier ? Est-ce une question de métier ? Est-ce qu’on nous l’enseigne ? Est-ce inscrit dans l’histoire ?

Le travail réel = entre ce que dit la prescription et ce que l’on fait vraiment. Intérêt vital à ce que notre métier reste collectif ! La question d’efficacité est liée au sujet.

« préparer la classe en maternelle »

Classes de Cécile et Monique : préparation du matériel (gommettes dans les barquettes / découper ou pas en amont)

Le « bon travail » se discute, s’éprouve entre les travailleurs.

Plusieurs préoccupations se télescopent : celles tournées vers les élèves, vers la gestion de la classe et vers soi (Important de pouvoir revendiquer ce côté-là auprès de l’administration).

A distinguer des conditions de travail : plutôt une question de confort au travail.

Donner du pouvoir d’agir : ne pas laisser s’installer la souffrance.

Donner la main au travailleur sur l’organisation de leur situation de travail… sur l’organisation du travail.

Toutes les manières d’éclater les collectifs sont des techniques de management, avec de vraies stratégies et une vraie volonté de faire en sorte que les services publics soient soumis à ce régime de management. Eux savent et nous disent comment faire : question de puissance sociale. « Ecole à l’épreuve du nouveau management public » : changement de cadre fréquent pour déstabiliser, précariser les travailleurs.

Travail et santé Le travail est pathogène par nature. « On ne peut pas laisser les travailleurs souffrir ! »

Frédéric Grimaud défend une vision émancipatrice du travail : le travail, c’est ce qui crée les liens entre les hommes.

Dans le travail, tu te réalises. Etre en bonne santé, c’est se développer. C’est rentrer chez soi content, être dans une logique positive. Etre en bonne santé ne se limite pas à avoir de bonnes conditions de travail. Ex d’élève en situation de handicap dans une classe « ordinaire » avec présence d’une AVS pour l’élève. Permettre de sortir des tensions interpersonnelles qui existent au sein d’une classe, d’une école et réfléchir sur le métier. Trouver des ressources, des « ficelles » qui ne sont pas forcément des prescriptions. Avoir des outils qui nous permettent de considérer notre travail comme objet de pensée, inscrit dans une histoire collective. De la difficulté à la souffrance au travail : Quand la question du bon travail n’est pas discutée collectivement. Le collectif est là pour organiser la riposte : on résout la difficulté collectivement. Or, l’organisation malmène les collectifs, les écarte en développant des formes de précarité multiples (Y. Clot)

Notre travail nous appartient. Il faut se réapproprier notre métier. Nous devons sortir d’une conception hygiéniste de la santé.

Je me porte bien dans la mesure où je suis capable d’assumer la responsabilité de mes actes, de porter des choses à l’existence, et de créer entre ces choses des rapports qui ne leur viendraient pas sans moi (Canguilhem, 2002). Organiser les conditions de controverse entre professionnels sur le travail

Une école, des élèves

Documentaire de Rebecca Houzel, 2011.

Michelle Olivier situe le contexte du documentaire (commande du SNUipp ; gouvernement Sarkozy diminuant les moyens ; ...)

Souffrance au travail : collectif crée en 2009. Au sein de la FSU, le collectif s’intitule Travail et syndicalisme Chantier élaboré à partir d’une enquête : Ce que les enseignants pensaient de leur travail. 18000 réponses env : Métier dans lequel on éprouve de la satisfaction mais au quotidien, c’est un peu compliqué. Volonté de créer des collectifs de travail : recherche avec des volontaires dans 2 départements (le 13 et le 89)

Film : Axes principaux : gestion de l’hétérogénéité (séances de classe conçues pour prendre en compte l’hétérogénéité des élèves) et réflexion d’équipe (analyse de chaque séance par l’ensemble des collègues de l’école filmée).

On sort de l’anecdotique habituel (discussions de récré type « tel élève a fait ça » etc) pour aborder le travail comme objet de réflexion (« j’ai mis ceci en place et voilà ce que l’on observe chez les élèves »). Extraits du documentaire :

présentation Faut-il attendre le calme pour donner une consigne. Dictée négociée en CM1 / CM2 Oser dire ce que l’on veut exprimer : du débat né le concept. Faire travailler les élèves en groupe. Impliquer tous les élèves (reconstitution collective d’un poème) : faire évoluer les élèves sur le statut de l’erreur. Est-ce que nous, en tant que syndicat, on peut amorcer ce travail en groupe ? Parfois la notion de travail de groupe ne fait pas sens. Le syndicat permet de réunir des collègues qui ont envie de réfléchir, de travailler ensemble pour reprendre la main sur notre métier.

A l’issue de cette journée fort enrichissante et extrêmement agréable de part la qualités des interventions, sur proposition du SNUipp16, un groupe de collègues se porte volontaire pour réaliser un travail de réflexion similaire à celui présenté ( instruction au sosie, film, retour collectif, confrontation …).

Merci à toutes et tous de votre participation.

RAPPELS ORGANISATION :

- Pensez à appeler la circo pour savoir si un-e brigade sera dispo pour vous remplacer ; dans le cas contraire, organisez vous avec vos collègue-s et informez les parents ; n’hésitez pas à nous contacter.

- RV à partir de 9h (accueil thé - café) salle de réunion au rez-de-chaussée (devant les places n° 37 à 39 du parking)

10, rue Chicoutimi , Maison des syndicats, Angoulême

PLAN : http://fr.mappy.com/itineraire#/5/M2/TGeoentity/F53e5fa6ce4b0dc2717224aa2/N151.12061,6.11309,0.14942,45.63805/Z11/

- Pour la pause déjeuner : possibilité de manger sur place : Apportez votre repas ! Il y a aussi de quoi acheter pas trop loin... On s’occupe de l’apéro.

- Fin de la journée prévue autour de 16h.

Remarques : Michelle Olivier et Frédéric Grimaud, les intervenants, sont très motivés, ça nous laisse présager une chouette journée de travail !

N’ hésitez pas si vous avez des remarques ou des questions !

Le matin :

Frédéric Grimaud (enseignant en CLIS et chercheur à l’Université d’Aix-Marseille) nous présentera sa recherche menée sur le temps et la forme du travail des enseignant-es en "dehors du temps devant les élèves".

Analyse de pratique de collègues du département pour faire émerger les dilemmes qui sous-tendent le travail des enseignants.

L’après-midi :

Michelle Olivier (secrétaire nationale du SNUipp en charge du dossier « Conditions de travail ») animera des échanges autour de la présentation d’extraits du documentaire « Une école, des élèves » autour des axes suivants : temps de travail, travail en équipe, formation. Confronter les manières de faire afin de se réapproprier le métier dans une dimension collective.

VENEZ NOMBREUX !

Rappel des textes

Conformément aux dispositions de la loi n° 84/16 du 11/01/1984 (art. 34 alinéa 7), portant statut général des fonctionnaires (1), définissant l’attribution des congés pour la formation syndicale, avec maintien intégral du salaire, chaque enseignant peut participer à plusieurs journées de stages syndicaux par année scolaire.

Le SNUipp fait partie de la FSU (Fédération Syndicale Unitaire de la fonction publique), organisme agréé (J.O. du 05.02.1993).

Nous informons l’administration de l’organisation de ce stage.

Les modalités auprès de l’IEN

Il vous faut effectuer au moins 1 mois avant une demande d’autorisation d’absence (qui est de droit) à M. le directeur académique des services de l’éducation nationale par voie hiérarchique c’est-à dire que vous l’envoyez à l’adresse (postale ou électronique) de votre circo avec la mention s/c en en-tête (cf modèle de lettre ci contre).

A ENVOYER AU PLUS TARD LE SAMEDI 31 OCTOBRE minuit par lettre ou courriel (depuis sa boîte professionnelle).

Mails des Inspecteurs :
- Adjoint-DASEN : ce.iena16@ac-poitiers.fr
- ASH : ien.angouleme.ash@ac-poitiers.fr ;
- Angoulême-Est : ce.angouleme.est@ac-poitiers.fr
- Angoulême-Nord : ien.angouleme.nord@ac-poitiers.fr
- Angoulême-Sud : ce.angouleme.sud@ac-poitiers.fr
- Cognac : ce.cognac@ac-poitiers.fr
- Confolens : ien.confolens@ac-poitiers.fr
- Pré-élémentaire : ce.preelementaire16@ac-poitiers.fr

Les modalités auprès des familles

Il faut informer les familles (ne pas écrire que les élèves n’ont pas classe, l’administration devrait assurer le remplacement).

N’hésitez pas à contacter la secrétaire de circo quelques jours avant le stage, car en général "pas de nouvelle, bonne nouvelle", une non-réponse équivaut à un accord !

Ne vous laissez pas intimider, certaines secrétaires se permettent des remarques orientées ; vous ne faites que valoir un droit acquis.

Voici un modèle de lettre pour les parents :

Madame, Monsieur, Je vous informe que j’assisterai à une journée de stage le mardi 1er décembre et n’assurerai donc pas la classe ce jour là. Mon supérieur hiérarchique m’en a donné l’autorisation et ses services s’efforceront d’affecter un enseignant remplaçant. Bien cordialement,

Qui peut participer ?

Tout le monde ! Syndiqué(e)s ou non, tous les enseignant(e)s des écoles, directeurs(trices), titulaires, stagiaires...

Sommes-nous payés ?

Oui ! Cette journée n’est pas une grève, elle est donc rémunérée.

Pourquoi avertir le SNUipp de ma venue ?

Outre la prévision au plus juste du nombre de viennoiseries, l’organisation de ce stage sera construite en fonction du nombre de participants. Merci d’y penser (mail : snu16@snuipp.fr)

Si vous rencontrez des difficultés, n’hésitez pas à nous contacter.

 

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