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14 novembre 2013

Comité de suivi sur les rythmes scolaires - 12/11/13

Aucun politique, 1 seul maire, des représentants d’organismes complémentaires à l’école.

1 SE, 1 SUD, 1 SGEN, 2 SNUipp-FSU16.

Lire la déclaration liminaire du SNUipp-FSU16 en pièce jointe.

Climat général

Atterrant ! Une litanie de bonnes intentions, d’incantations, de désinformation, de méthode coué.

Les 2 organisations syndicales qui revendiquent leur soutien à cette réforme évoquent -comme le DASEN - la nécessité d’ajustements à la marge mais pour ces syndicats il faut que les enseignant-e-s se demandent : "Qu’est-ce que je peux faire moi pour que ça marche plutôt que de critiquer" ou bien encore "cette réforme va amener une marge de manœuvre plus importante pour les enseignants pour inventer des choses pour résoudre la difficulté scolaire". Trois organismes soutiennent également cette réforme (pour info : leur président-e sont syndiqué-e-s au SE16)

SEUL LE SNUipp-FSU16 a apporté la contradiction et la critique dans ​"​ce monde des bisounours​"​.

Rythme de l’enfant :

Le temps en collectivité est allongé pour les élèves qui montrent déjà des signes de fatigue. Les journées sont souvent plus longues et le mercredi matin s’est ajouté (souvent ½ h de plus par jour + 3h00 le mercredi)

· Une différenciation selon l’âge aurait été la bienvenue : la plupart des groupes scolaires ont vu leurs horaires modifiés. L’accueil du matin est plus tôt, la matinée est allongée, ce qui ne convient pas aux enfants d’âge maternelle. Comment faire également pour les écoles primaires ?

· Les enfants sont en permanence en activité, en collectivité, en veille cognitive… Ils n’ont plus de temps pour s’ennuyer, pour rêver, pour jouer… si nécessaire à leur développement.

· Certaines activités en TAP demandent encore de la concentration. (langues ; reportage/journalisme ; informatique / lecture)

Conditions d’apprentissage :

· La multiplication des intervenants est problématique, particulièrement en maternelle. Perte totale de repères, situations angoissantes répétées dans la journée, confusion entre les personnels, règles de vie dans la classe mises à mal, etc.

· Dégradation des relations parents/enseignants : dans des communes, les sorties après les TAP ne permettent plus la relation entre les familles et les enseignants à la suite de la journée de classe.

· Certaines activités sur les TAP proposées aux classes élémentaires sont riches et appréciées de tous, d’autant plus quand les animateurs sont compétents et habitués à gérer des groupes d’élèves (écoles de musique, éduc sportifs, animateurs sociaux-culturels…).

· Hélas, a contrario, certaines mairies n’ont proposé que de la garderie (jeux dans la cour, dessin libre…) avec des personnels non-formés, surtout en maternelle

· Pire, on peut déjà observer des activités organisées de manière scolaire, parfois même avec des objectifs scolaires (réaliser un livre / apprendre une langue / informatique) Comment alors distinguer le temps de classe des autres temps ?

· Dans la majorité des cas, les enfants n’ont pas le choix des activités. Par contre ces activités sont adaptées à l’âge des enfants.

· On regrette que, pour des questions de facilité, certaines communes aient décidé de prendre en charge les enfants par classes ou que l’organisation soit directement liée aux contraintes de transport.

· Les lieux d’activité restent parfois (surtout en maternelle) concentrés sur l’école, ce qui ajoute à la confusion dans l’esprit des enfants. Quand les élèves se retrouvent ensemble, dans le même local, qui plus est avec leur ATSEM…

· Des personnes engagées sont dans l’incapacité de gérer un groupe. Face à des enfants « remuants » certains ne trouvent pas d’autre solution que de les exclure de l’activité. Il faut donc, à minima, exiger un BAFA. Une compétence spécifique n’est pas suffisante.

Conditions de vie familiales :

· La pause familiale que constituait le mardi soir est remplacée par une soirée ordinaire, avec les leçons à apprendre donc plus de travail hebdomadaire

· Des parents avaient mis en place une organisation permettant aux enfants de se détendre le mercredi matin. Elle a disparu.

· Certaines familles n’emmènent pas leurs enfants le mercredi matin car ils sont fatigués

· Certaines écoles ont des horaires différents chaque jour. Cela entraine des oublis, retards, dysfonctionnements pour emmener ou venir chercher les enfants à l’école

· On constate parfois un manque d’information de la part des mairies : il faut envisager des réunions d’information et la présentation des intervenants aux familles.

· Le financement par les familles n’est pas acceptable (de la gratuité à 4,50€/jour).

Conditions de travail des personnels de l’éducation nationale :

· En maternelle, le stress des enfants à l’issue de la classe et leur énervement constaté en cette rentrée rendent plus difficile la gestion de la classe.

· L’absence de contact avec les familles, en maternelle, oblige à informer par écrit des évènements importants, urgents ou personnels de la classe…

· Des familles se plaignent aux enseignants des activités en TAP ; on demande aux enseignants de transmettre les informations sur les TAP…

· Le manque de disponibilité des ATSEM, quand elle s’occupent des TAP, oblige l’enseignant de maternelle à prendre certaines tâches matérielles supplémentaires en charge, dégradant encore les conditions d’enseignement. Les emplois du temps des classes ont dû tenir compte d’abord des contraintes matérielles et des disponibilités des ATSEM qui sont obligées de caler des temps de ménage collectif sur les temps de classe.

· Le matériel scolaire (de sport, ou les objets roulants en maternelle) est utilisé pour les TAP dans certaines communes. Il faudra veiller à ce que ce matériel soit remis en place après chaque utilisation.

· Difficultés pour placer les temps d’APC : soit on enlève les enfants de leurs activités en TAP (ce qui pose problème par rapport à l’activité engagée), soit sur la pause méridienne (mais cela ajoute encore une activité dans la journée).

· Certaines familles refuseront les APC car ils se sont engagés à de l’assiduité pour le TAP

· Quand la durée des APC (1/2 h) ne correspond pas à celle des TAP (1h00) : que faire des élèves sur le temps de battement ?

· Direction d’école : travail encore alourdi (coordination, gestion des ATSEM et de leur emploi du temps, communication auprès des familles, etc.)

· RASED : Une complication supplémentaire dans l’organisation entre les écoles qui ont des horaires différents.

· Frais supplémentaires engendrés par la demi-journée en plus : pas de compensation !

Conditions de travail des personnels ATSEM :

· Dans les écoles maternelles, nous dénonçons l’emploi des ATSEM non volontaires ! Beaucoup trop de temps en présence des enfants et des demandes en dehors de leurs compétences.

· Aucun temps pour souffler entre les différentes missions qu’on leur demande de remplir.

· Difficulté à devoir improviser des activités différentes de celles de la classe sans aucune formation préalable + difficultés pour certaines à comprendre l’enjeu de ce dernier point : elles ne deviennent pas enseignantes en ayant la responsabilité du groupe classe et ce n’est surtout pas ce qu’on leur demande.

· Elles ont, de fait, des relations à gérer avec les familles à l’issue des TAP quand ils ont lieu le soir : aucune formation pour cela.

· Aucun temps pour continuer de travailler avec l’enseignante (des échanges avaient lieu pendant le ménage)

· Des activités leurs sont imposées par les municipalités sans tenir compte de leurs compétences.

· Le temps de ménage dans les classes est amputé alors que la tâche est plus lourde : plus de salles à nettoyer. Elles ne se satisfont pas de l’état de propreté des classes (conscience professionnelle)

Des constats

· Les écoles maternelles semblent les « laissés pour compte », les municipalités accentuant leurs efforts sur la prise en charge des élémentaires

· Sécurité des enfants mise à mal :

o Etant donné la hausse du taux d’encadrement

o Le nombre de personnes circulant dans l’école à l’heure des TAP entraine une baisse de la sécurité : enfants oubliés dans les toilettes, perdus dans les groupes

o Des enfants exclus par les intervenants

o Des petits perdus dans les locaux

· Les finances des municipalités ne leur permettent pas d’employer du personnel supplémentaire pour le ménage dans les écoles maternelles

· Les horaires de certaines écoles ont été imposés par les transports scolaires, notamment en RPI… le sentiment général est que ces conseils d’école n’ont pas vraiment eu leur mot à dire et que le bien-être des élèves n’a pas été pris en compte dans cette affaire.

· Souvent, le lien entre le PEDT et le projet d’école n’est pas antérieur à la mise en place. Donc la réflexion collective n’a pas eu lieu et le projet de coéducation n’a pas pu être développé.

· Cette co-éducation, de fait, demanderait beaucoup de temps de concertation entre les animateurs et les enseignants : c’est impossible !

· L’emploi des bénévoles est délicat. Il faut une convention avec un engagement moral​.

. L’utilisation des locaux : le maire doit consulter le conseil d’école. Certains locaux sont inappropriés (la cuisine de l’école par exemple)

. Problématique des enfants avec un AVS : pas d’accompagnement possible pendant les TAP​​.​

Les résultats de l’enquête du SNUipp-FSU16

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